« Tout au long de mes vingt ans de carrière, j’ai toujours entendu un cinglé me parler de la fin du monde. » Le 20 mai dernier, Stuart Kirk, chef mondial de l’investissement responsable à la division de gestion d’actifs d’HSBC, a tenu à rappeler que le changement climatique constituait « une hérésie  ». De quoi mettre sérieusement en doute la bonne foi d’une banque qui se présente pourtant comme la championne européenne de la finance durable.

L’écologie de guerre consiste, dans le contexte d’une agression militaire conduite par un État pétrolier contre l’un de ses voisins à des fins de consolidation impériale, à voir dans le tournant vers la sobriété énergétique « une arme pacifique de résilience et d’autonomie »3. Le constat de départ est simple : la dépendance énergétique de l’Europe à l’égard de la Russie, en particulier en termes d’approvisionnement en pétrole et en gaz, implique un financement indirect de l’entreprise militaire conduite par Vladimir Poutine, et donc une complicité involontaire avec la guerre.

Depuis des mois, la concurrence qui oppose entre elles les candidatures françaises issues de la gauche et de l’écologie politique est une source inépuisable de sarcasmes. Leur défaite aux élections présidentielles serait assurée par leur incapacité à s’unir. Les principaux candidats obnubilés par leur ego n’envisageraient l’unité que sous la forme d’un ralliement. SI elle avait réussi à surmonter ses divisions, la gauche aurait pu envisager d’accéder au second tour. Enfin, c’est ce qu’on entend.