Première crise de politique étrangère pour le Président Biden, la guerre de 11 jours entre Israël et le Hamas a remis le Moyen-Orient au cœur de l’agenda politique à Washington, sur un sujet qui unit les Républicains mais divise les Démocrates. Sur le plan politique intérieur américain, la séquence a été intéressante pour ce qu’elle a révélé de l’évolution du parti démocrate, de son électorat et de l’opinion américaine sur ce dossier, mais aussi de la méthode Biden et des tensions au cœur d’une politique étrangère démocrate encore en gestation…

Benyamin Netanyahou ne sera bientôt plus Premier ministre d’Israël. Après 12 années au pouvoir, quel pays laissera-t-il derrière lui ? Netanyahou n’a pas toujours été cet incorrigible jusqu’au-boutiste que ses opposants (notamment en dehors d’Israël) voient en lui. Mais, la conservation du pouvoir a toujours revêtu une importance première pour Netanyahou, qui a par conséquent eu tendance à se concentrer davantage sur la séduction de sa base électorale que sur l’intérêt national.

Il y a un siècle, une pandémie de grippe a tué plus de gens que la Première Guerre mondiale. De nos jours, la pandémie de COVID-19 tue davantage d’Américains que toutes les guerres américaines depuis 1945. Mais il y a toutefois une grande différence : c’est que la science n’avait pas de vaccin contre le virus de la grippe à l’époque, alors qu’à présent plusieurs entreprises et pays produisent des vaccins contre la COVID-19. les États-Unis doivent devenir le fer de lance d’un groupe de pays riches dans un plan de vaccination du reste du monde dès aujourd’hui, avant même de mener à bien leur travail sur le plan national.

Toutes les forces d’Otan auront quitté l’Afghanistan le 11 septembre. Les soldats belges seront tous de retour à la mi-juin. Vingt ans de guerre pour quels résultats? « Tous les pays qui font partie du champ de bataille de la guerre perpétuelle – du Pakistan au Liban, de la Somalie au Mali, de l’Asie du Sud à l’Amérique latine – sont des zones de désastre plus grandes qu’il y a 20 ans Aucune organisation (terroriste) n’a été éliminée. En fait, de nouvelles apparaissent constamment, tandis que les autres se dispersent et gagnent d’autres zones du monde

Depuis le milieu des années 1980, l’inflation a disparu. Il faut remonter à 1982 pour trouver en France une hausse moyenne annuelle des prix à la consommation supérieure à 10%. La Banque centrale européenne voudrait bien avoir une inflation «inférieure à mais proche de 2%». Elle n’y arrive pas. Comme le constatait récemment le gouverneur de la Banque de France , «entre 1999 et 2007, l’inflation s’est établie en moyenne à 2,1%. Mais entre 2013 et 2019, elle n’est ressortie qu’à 1%. C’est nettement insuffisant.»

l est clair que l’Europe bénéficie depuis longtemps d’un multilatéralisme ancré dans le droit international et des institutions qui le défendent. Aujourd’hui, à une époque où l’ordre multilatéral est de plus en plus remis en question comme l’est un système judiciaire indépendant dans de nombreux coins du monde et en Europe même, préserver la légitimité et le mandat de la CPI devient un impératif.

Cette affaire touche à l’essence même de la politique Bruxelloise, cette idée que Bruxelles est mal servie dans le fédéralisme. Que Bruxelles est traitée de manière « utilitariste » par les autres sans penser à ses habitants. L’essence bruxelloise précède son existence, puisque c’est ce sentiment de manque de reconnaissance qui est à l’origine de la création de la Région (c’est au fond aussi le cas des deux autres). Aujourd’hui ce sentiment est toujours très présent. Bruxelles estime ne pas être traitée à l’égal des autres Régions, que Bruxelles est une sous-région.
C’est existentiel, mais c’est aussi actuel.

En tant que juif, je suis profondément troublé par l’extrême violence anti-Arabes dont fait preuve Israël, une violence qui s’inscrit à l’encontre des valeurs juives fondamentales. En tant qu’Américain, je suis extrêmement troublé par le soutien systématique que le gouvernement des États-Unis apporte à Israël. Fort heureusement, je ne suis pas le seul dans ce cas. De plus en plus de membres démocrates du Congrès, juifs comme non juifs, appellent les États-Unis à cesser de cautionner le non-respect des lois dont fait preuve Israël

«À force de s’adapter, la social-démocratie ne se distingue plus de manière significative des autres formations politiques et ne peut plus prétendre au statut d’alternative politique. Elle s’est, en quelque sorte, vidée de son propre programme et semble avoir rompu tout lien avec son projet initial. En se convertissant au néolibéralisme, la social-démocratie a décidé, comme l’exigeait la droite, d’accepter la primauté de l’économie sur la politique. En conséquence, ses revendications matérielles ont été subordonnées au marché: les salaires et la fiscalité conditionnés par la compétitivité, les emplois par le soutien aux entreprises et les conditions de travail par la flexibilité.»

Bloquée au Sénat, la réforme de la police se heurte aux inégalités qui minent la société américaine et à la grande complexité de sa structure. Mais aucune loi ne permettra non plus de rétablir la confiance, brisée de longue date, entre les forces de l’ordre et une partie de la population. C’est à un examen de conscience bien plus large que doit se soumettre la société américaine.

Les historiens n’ont eu accès qu’aux sources écrites, l’implication réelle de la France au Rwanda demeure un secret d’Etat et bien des questions demeurent sans réponse. A Kigali, en ces jours de retrouvailles, il n’est pas de bon ton de rouvrir ces pages tâchées de sang, de poser ces questions demeurées sans réponse, de rappeler plus d’un quart de siècle de désinformation.
Mais les relations de la France avec le Rwanda, de la France avec l’Afrique, ne seront réellement apaisées qu’au moment où toute la vérité sera dite.