Le constat est largement partagé : le citoyen a le sentiment d’être moins souverain, d’être moins acteur du destin collectif. Les gouvernements changent, mais pas la politique. Mais au-delà du constat, le désaccord est profond sur les solutions.
La tendance actuelle est d’introduire plus d’idéalisme démocratique dans les institutions. Mais pour l’école dite réaliste, on risque surtout d’affaiblir la capacité d’action des dirigeants et d’affaiblir encore la coupure avec les électeurs.

L’invasion russe de l’Ukraine en février 2022 et la guerre qui a suivi ont mis à mal l’économie mondiale et celle de l’Union en particulier. Si la flambée des prix de l’énergie a considérablement augmenté les coûts de production des entreprises et les dépenses des ménages, les compagnies du secteur énergétique ont vu leurs bénéfices et leurs cours boursiers augmenter, tirant des rentes de la hausse des prix du pétrole et du gaz.

En Espagne, le gouvernement de Castille prévoit d’obliger les médecins à proposer aux femmes, avant un avortement, d’écouter les battements de coeur du fœtus. Une mesure dénoncée par la plateforme Abortion Right. « Combien d’autres exemples faudra-t-il dénoncer avant que nos gouvernements réalisent qu’il est plus que temps de protéger ce droit à la santé ? La stratégie mise en œuvre par les mouvements intégristes et conservateurs est globale et s’exerce sur l’ensemble de la planète. »

Bart de Wever, le président de la N-VA, veut réformer le pays de manière extralégale. Cette déclaration a été abondamment commentée depuis samedi. Un coup de communication qui augure d’une stratégie de la terre brûlée. Mais en attendant cette sortie fantasmée du désert belge et cette arrivée en terre promise flamande, Bart de Wever ne peut qu’attendre et ressasser son évangile. Car la terre brûlée de la maison Belgique peut brûler longtemps. Plus longtemps que la durée d’une carrière politique, ou même qu’un parti.

«Jamais aucun exécutif (belge, ndlr) ne s’était autant acharné à vider le terme d’État de droit de toute substance». C’est la conclusion posée ce mardi par le président de la Ligue des droits humains, Edgar Szoc. Un constat qu’il présente comme inédit. Auparavant, «violations, dérives, procédures d’exception ne manquaient certes pas à l’appel, mais jamais elles n’avaient pris le tour systématique et assumé qu’elles ont pris cette année»

Les partis francophones se préparent-ils pour une prochaine réforme de l’État ? La Libre révèle que les responsables des partis La Libre révèle que c’est à l’initiative d’Ahmed Laaouej, président de la fédération du PS bruxellois, que se sont réunis les responsables bruxellois du MR, d’ECOLO, des Engagés et de Défi. Et donc pas le PTB. Au menu une stratégie des francophones bruxellois, mais sans le PTB, en vue des prochaines élections et d’une possible réforme de l’État qui concerne Bruxelles.francophones bruxellois se sont vus récemment pour en parler.

Que ses créateurs le veuillent ou non, lorsqu’il sera entièrement rendu public, l’outil finira par revendiquer une autorité qui concurrencera une page Wikipédia écrite de manière critique. En d’autres termes, les gens se forgeront un jour des opinions sur la base d’informations fournies par une technologie d’IA qui prétend faire preuve d’impartialité alors qu’elle demeure imparfaite sur des sujets tels que le racisme en politique et la question palestinienne – bien plus que ce que l’intervention humaine ne peut résoudre.

grosso modo 500 jours des prochaines élections, une moitié de Belges seraient donc tentés par une forme de pouvoir autoritaire, balayant surtout le « système » démocratique actuel. Entre dégoût/défiance vis-à-vis des institutions en place et de ceux qui les représentent, et fuite en avant. Comme un parfum d’années 30, si l’on ne craint pas les raccourcis historiques parfois hasardeux.

L’idée de se débarrasser complètement des chiffres n’est pas réaliste. Selon moi, il faut plutôt les soumettre de nouveau au débat, les replacer au cœur de la démocratie. La manière dont on définit le chômage, l’inflation ou encore la qualité d’un restaurant devrait faire l’objet d’une vigilance critique renforcée. Il faudrait que les chiffres soient utilisés comme des armes de débat.

« L’idéologie woke, ou le wokisme, est ce qualificatif péjoratif ne reposant sur aucun fondement sérieux, mais qui permet de disqualifier comme un tout l’ensemble des forces contestataires issues des minorités ou des populations minorisées. Ce terme a notamment été intensément utilisé en France pour tenter de faire taire certains courants critiques au sein de la recherche en sciences humaines et sociales, portant notamment sur les questions de genre, d’identité sexuelle, de discrimination fondée sur l’appartenance religieuse, ethnique, etc. »