a nature de la guerre continue a évolué, ayant comme conséquence qu’on est parfois face à des guerres nouvelles qui ne disent pas leur nom. Les campagnes de désinformation sont devenues de véritables armes de perturbation massive, affaiblissant le bon fonctionnement de nos sociétés démocratiques. Elles se répandent et circulent rapidement, sont peu coûteuses et ont un impact élevé. Pour le professeur Giordano, le cerveau humain est ainsi devenu le champ de bataille du 21e siècle.

Emmanuel Macron a йtй rйguliиrement йlu et il ne manque pas de qualitйs. Mais son йlection aurait йtй impossible sans l’effondrement du systиme politique de la Ve Rйpublique qu’il a accйlйrй et dont il a profitй. D’un point de vue symbolique, il occupe la position d’un «survivant dйsignй». Il a hйritй du pouvoir, il ne l’a pas conquis. C’est ce qui obиre sa lйgitimitй.

C’est l’élément le plus marquant de l’accord intervenu au sein du gouvernement vivaldi, la prime de maximum 500 euros net pour les travailleurs d’entreprises qui ont eu de bons résultats durant la crise. Une prime qui doit débloquer la négociation entre patronat et syndicats à propos des salaires. La Belgique choisit une fois de plus la voie du paternalisme salarial, une spécialité maison.

Le technopopulisme est issu d’une déconnexion entre la politique et la société : loin de résorber cette séparation, les technopopulistes l’exacerbent, érodant toujours plus les assises de la représentation démocratique. La clef pour sortir de cette impasse est dans la recherche de nouvelles formes d’intermédiation politique.

Nouveau report pour la loi pandémie, le projet de loi doit donner une assise juridique plus solide aux mesures de restriction prises dans le cadre de la crise sanitaire. Le gouvernement voulait voter le texte cette semaine en urgence pour répondre au jugement du tribunal de Bruxelles qui a jugé illégales les mesures actuelles. Il faudra donc attendre. Une petite victoire pour l’opposition qui pose la question fondamentale, celle du rôle du parlement.

Le XXIe siècle marque une rupture géopolitique radicale, car l’enjeu des tensions passe de la rivalité des États à la survie de l’humanité face au péril environnemental. Le climat s’impose comme un puissant facteur d’unité du monde. Il ne s’agit plus d’abord de la quête de l’hégémonie entre États, mais de la recherche d’un équilibre viable entre biosphère et humanité.

Biden avait présenté en juillet 2020 un programme climatique de 2000 milliards de dollars, avec de nombreux engagements pour une révolution de l’énergie propre, et des propositions beaucoup plus larges inspirées du Green New Deal d’Alexandria Occasio-Cortez, incluant donc la lutte contre les inégalités économiques, sociales et raciales américaines au cœur d’une ambition transformatrice plus large.

La nuance est de moins en moins présente dans les prises de position et les débats portant sur des sujets graves – et même sur des sujets futiles. La radicalisation n’est pas le propre de certains mouvements terroristes ; elle est la tonalité majeure de nos échanges, de nos attitudes, de nos prises de position.

Une crise de la liberté universitaire prend des proportions très préoccupantes en Europe. En général, lorsque l’on s’en prend à la liberté universitaire en Occident, les gens pensent qu’il s’agit d’un problème marginal, d’une sorte d’exception qui se limiterait à des pays comme la Hongrie, en proie à un autoritarisme de plus en plus flagrant. Mais à vrai dire, ce problème est bien plus répandu que les Européens et les Américains veulent bien l’entendre.