L’épisode «Le show de Waldo», consacré à la candidature d’un personnage de cartoon carburant aux injures à une élection partielle, semblait peu réaliste. Mais la nuit du 8 novembre 2016 a prouvé que la réalité avait dépassé la fiction. Au soir de la victoire du Républicain, le compte Twitter de Black Mirror constatait: «Ce n’est pas un épisode. Ce n’est pas du marketing. C’est la réalité.»

La sociologue Eva Illouz s’attaque cette fois à la matrice émotionnelle du populisme en prenant l’Israël de Netanyahou comme terrain d’étude. L’occasion d’identifier quatre affects sur lesquels s’appuient des leaders populistes tels que Netanyahou, mais aussi Trump, Bolsonaro ou Orbán pour nourrir leur propagande et asseoir leur légitimité : le ressentiment, la peur, le dégoût et l’amour de la patrie.

En un peu plus de deux mois, deux mouvements de masse spontanés sont venus bousculer deux régimes totalitaires. La Chine et l’Iran sont deux pays très différents, au-delà de l’autoritarisme, et pourtant il y a de nombreux points communs dans ces deux soulèvements. Entre l’Iran et la Chine, deux pays très différents, il faut comparer les mouvements spontanés en cours pour comprendre comment naissent les révolutions quand il n’y a aucun espace politique. Dans les deux cas, les jeunes sont en première ligne.

Il serait temps que M. Infantino et ses soutiens à la FIFA rompent avec la déconnexion dont ils ont fait preuve ces derniers jours et entendent enfin le message qui leur est envoyé. Pour cela, il leur faudrait instaurer une gouvernance à même de prendre ses distances avec les puissances de l’argent et qui se consacre exclusivement à la promotion d’un football universel et populaire.

La décision de la Cour européenne de justice, mardi, d’invalider une disposition de la directive antiblanchiment de 2018, risque de replonger l’Europe dans une opacité financière. Accepter ce recul sur le plan de la transparence financière constituerait une excellente nouvelle pour la délinquance fiscale et la circulation de l’argent sale, une très mauvaise pour nos démocraties.

Au premier congrès des Soviets, le 9 juin 1917, Lénine déclare : « Que la Russie soit une fédération de libres républiques ! « Accédez aux Ukrainiens, et vous ouvrirez la voie à la confiance mutuelle et à une union fraternelle entre deux nations égales. » Pour Poutine, c’est un déni de l’unicité de la grande nation russe, « un peuple trinitaire composé de Grands Russes, de Petits Russes et de Biélorusses. » Cela aboutit à une Ukraine « nationaliste » aux dépens de la Russie historique

La révolution numérique en cours bouleverse profondément l’organisation et le fonctionnement de notre société, à tous les niveaux : économique, social, politique, individuel… Elle a ceci de particulier qu’elle progresse de manière exponentielle. Elle est à la fois porteuse d’opportunités et de menaces. Au cœur de cette révolution, la transformation digitale n’est pas sans conséquences sur l’accès aux services essentiels et aux droits des personnes incapables de suivre le rythme imposé.

L’idée d’un âge d’or de la coopération internationale en matière économique est un mythe — à l’échelle globale, l’intervention d’entités supranationales dans la vie économique des États ne date pas des institutions de Bretton Woods. Nous vivons toujours dans une ère de gouvernance économique globale construite au lendemain de la Première Guerre mondiale : comment en sortir ? Alors que certains membres du FMI insistent de plus en plus sur le fait que l’institution a abandonné son néolibéralisme doctrinaire, elle continue à exiger les mêmes mesures d’austérité de grande envergure lorsque les États lui demandent de l’aide, même au plus fort de la pandémie de Covid-19.