Les spécialistes de la stratégie géopolitique considèrent le monde comme un jeu à somme nulle. Les États-nations se font concurrence pour gagner en puissance – capacité à influer sur les autres et à poursuivre ouvertement leurs propres intérêts – qui est une notion nécessairement relative. Si un pays gagne en puissance, son adversaire en perd de son côté. Un tel monde est inévitablement conflictuel, les grandes puissances (États-Unis) ou les puissances montantes (Chine) se disputant une domination régionale et mondiale.

Au-delà des réactions viscérales que la campagne du Conseil de l’Europe contre les discriminations de l’organisme européen a suscitées en France, celui-ci pose un véritable problème de fond, à savoir si une femme adulte est libre de porter le voile et si ce choix constitue une atteinte à la laïcité ou, au contraire, enrichit la diversité culturelle de nos sociétés.

Sur le plan du capital social, il faut prioritairement toucher ceux dont la parole et les décisions disposent d’une force d’entraînement. S’il est bien sûr louable qu’un salarié de la finance se reconvertisse dans l’élevage de chèvres, sa force d’entraînement demeure dérisoire par rapport à la décision d’un richissime investisseur d’arrêter ses placements dans les énergies fossiles.

Le PTB aura bientôt un nouveau président. Peter Mertens, l’actuel patron du PTB, souhaite passer la main. C’est un moment clef pour le parti Marxiste. Il faut rappeler aux francophones, que Raoul Hedebouw n’est pas le président du PTB (il le sera peut-être dans quelques semaines). Depuis 13 ans c’était l’Anversois Peter Mertens qui est à la tête du parti. C’est lui qui incarne le grand bond en avant du PTB, le virage qui a progressivement fait passer le PTB de groupuscule en décomposition à celui de principal parti d’opposition côté francophone.

Brigitte Alepin et Louise Otis, deux spécialistes québécoises de la fiscalité, à l’origine de l’ONG TaxCOOP, plaident pour rapprocher les travaux de l’OCDE sur l’impôt minimum des multinationales et ceux de la COP26 pour le climat. Objectif : inciter les pays en développement à signer l’accord OCDE en leur assurant les moyens de financer leur transition climatique. Pour préserver l’humanité, on se doit de repenser l’ensemble des mesures économiques et sociales selon une perspective écologique. Et toute nouvelle idée, surtout fiscale, se doit d’examiner la possibilité de servir la cause environnementale.