Ah, les débats télévisés1 ! On a beau les critiquer, s’en moquer, ils recèlent quelque chose de fascinant, une forme d’addiction pour laquelle on se trouve les meilleures excuses : la volonté de s’informer, d’être au courant des programmes qui informent (ou manipulent) nos concitoyen·nes ou même, qui sait, l’espoir de découvrir un personnage, une pensée qui nous bouleverse en trente secondes. L’inévitable déception n’empêchera pas de revenir le lendemain, ou la semaine suivante. Ce n’est pas le format radiotélévisuel en lui-même qui amène certaines dérives, mais des choix contestables posés par les animateur·trices. Il est tout à fait possible de faire autrement, de prendre le temps, d’éviter le sensationnalisme en respectant son auditoire.

Que faire quand l’État ne peut pas, ou ne veut pas, prendre en charge le contrôle? Laisser le marché s’autoréguler. Avec les risques que cela implique.“Ce mouvement de “privatisation” de la norme et de sa sanction correspond à un reflux volontaire de l’État. Il n’a plus la volonté, parce qu’il est acquis au postulat libéral de la plus grande efficacité du marché, ou plus grave, les moyens d’intervenir dans la régulation des activités économiques”.

On observe un attachement assez fort dans la plupart des monarchies constitutionnelles du nord de l’Europe. Cet attachement est une surprise. Il y a 40 ou 50 ans, la grande crainte des monarchistes était que l’attachement à la couronne s’érode de génération en génération au fur et à mesure que progressent les idées démocratiques. La monarchie est la preuve que la démocratie a ses raisons que la raison ne peut comprendre.

La guerre en Ukraine a créé une légitime émotion qui ne doit pas se transformer en un piège empêchant de l’analyser de façon rationnelle. Face à l’émotion suscitée par les images de destructions et de souffrances du peuple ukrainien, la tentation serait d’intégrer le plus rapidement possible l’Ukraine au sein de la famille européenne. C’est du moins ce que demande explicitement le président ukrainien. Pourtant, quelques éléments de réflexion peuvent être soulignés.

« Tout au long de mes vingt ans de carrière, j’ai toujours entendu un cinglé me parler de la fin du monde. » Le 20 mai dernier, Stuart Kirk, chef mondial de l’investissement responsable à la division de gestion d’actifs d’HSBC, a tenu à rappeler que le changement climatique constituait « une hérésie  ». De quoi mettre sérieusement en doute la bonne foi d’une banque qui se présente pourtant comme la championne européenne de la finance durable.

Le pèlerinage a pu reprendre: 2500 chefs d’entreprise, hommes et femmes d’Etat, représentants de la société civile et journalistes vont se retrouver sur «la montagne magique», à Davos, pour le Forum économique mondial (WEF). ’Europe, l’Amérique et leurs amis se retrouvent à Davos après plus de deux ans de pause forcée. Est-ce suffisant pour faire face aux défis planétaires?

Elles n’ont rien de monnaies, même si l’engouement et l’appât du gain universels les affublent du qualificatif flatteur de «crypto monnaies», dans une tentative vouée d’avance à l’échec de les crédibiliser et d’attirer le chaland. Il faut en effet avoir et le cœur et l’estomac bien accrochés pour prétendre traiter et échanger de telles monnaies à la volatilité inouïe. Elles ne sont, en réalité, qu’un instrument – un énième – de pure spéculation offrant une valeur intrinsèque nulle !

Payton Gendron, l’auteur de la fusillade qui a fait dix morts et trois blessés le 14 mai à Buffalo dans l’État de New York, fait partie d’un écosystème d’extrême droite aux racines profondes. Cette idée de “grand remplacement” ne se cantonne pas aux bas-fonds complotistes d’Internet. Elle est relayée sur les grandes chaînes du câble, notamment par le présentateur Tucker Carlson qui régurgite régulièrement l’argumentaire de l’extrême droite dans ses émissions [sur Fox News].