Politiquement, il devrait être clair depuis longtemps, et même depuis la guerre des Six Jours, qu’Israël a tout à perdre à s’accrocher à la colonisation. Un jour prochain, les Palestiniens, lorsqu’ils auront compris qu’il est de leur intérêt de se débarrasser de leurs soi-disant élites corrompues et/ou extrémistes, en viendront à renoncer à la revendication d’un Etat palestinien (ce que la droite israélienne s’acharne à rendre impossible) pour ne revendiquer que d’avoir les mêmes droits que ceux des citoyens de l’Etat d’Israël

Les barrières politiques restent en place malgré le désastre humanitaire au lendemain du séisme : les 4,5 millions d’habitants de la région d’Idlib (nord-ouest syrien), qui échappent toujours au contrôle de Damas, sont privés d’aide internationale car celle-ci ne peut plus venir de Turquie. Des millions de personnes sont donc privées d’aide au milieu de cette catastrophe : 4,5 millions de personnes, dont de nombreux déplacés vivant dans une précarité totale, aggravée par le séisme.

Comme toute technologie qui bouleverse les équilibres de la connaissance, ChatGPT est à la fois un progrès et une limite. Et s’il suscite des craintes légitimes, notamment de « remplacement » de l’homme par la machine, il est indéniable qu’il ouvre de façon révolutionnaire le champ des savoirs, comme l’irruption d’internet ou des réseaux sociaux l’a fait avant lui

Les divisions entre les deux grands partis des Etats-Unis sur le dossier chinois sont une mauvaise nouvelle dans un monde déjà déstabilisé par l’invasion russe en Ukraine. Les défis communs sont trop nombreux, de la lutte contre les pandémies à celle contre le dérèglement climatique, pour que l’un comme l’autre se claquemurent dans la défiance, voire l’hostilité.

Au cœur de l’affrontement global des capitalismes politiques, l’Europe n’a pas encore trouvé sa place. Or dans sa projection internationale, elle ne peut faire autrement que de commencer par le problème central : sa relation avec les États-Unis. Selon Riccardo Perissich, la relation transatlantique doit glisser vers un nouveau théâtre : l’Asie.

Les récentes sorties de Bart de Wever dans le Tijd, indiquaient clairement qu’il refusait tout accord avec le Vlaams Belang : « Je ne veux rien faire avec ce parti ». Mais le leader de la N-VA n’a pas toujours été aussi catégorique.
Il y a deux mois à VTM, il s’était montré plus conciliant expliquant qu’il pourrait envisager une collaboration si le parti se nettoyait en profondeur. Le Vlaams Belang souhaiterait donc se présenter aux élections avec une image plus propre, « dédiabolisée »

Les manifestations contre le coup d’État judiciaire de Netanyahou sont théoriquement une bonne nouvelle, mais leur caractère sioniste exclut ce qui détermine le caractère autocratique d’Israël : l’occupation de la Palestine. Les manifestations ont été réservées aux juifs, ignorant totalement l’occupation. Israël, où est votre indignation face à la légalisation de l’apartheid ?

Le constat est largement partagé : le citoyen a le sentiment d’être moins souverain, d’être moins acteur du destin collectif. Les gouvernements changent, mais pas la politique. Mais au-delà du constat, le désaccord est profond sur les solutions.
La tendance actuelle est d’introduire plus d’idéalisme démocratique dans les institutions. Mais pour l’école dite réaliste, on risque surtout d’affaiblir la capacité d’action des dirigeants et d’affaiblir encore la coupure avec les électeurs.