Assiste-t-on à une révolution féministe en Iran ? Les manifestations se poursuivent malgré la répression depuis le décès de Mahsa Amini. Depuis, une vague de protestations secoue le pays. Si des dizaines de personnes sont mortes, tuées par la police, et des milliers d’autres ont été arrêtées, le mouvement ne semble pas s’essouffler.

La masse que l’on appelle et qui s’appelle elle-même la «classe moyenne» s’est constituée grâce à sa mobilisation pour le projet du capitalisme néolibéral, c’est-à-dire pour le bien-être et la reconnaissance par le consumérisme, la réussite professionnelle, la concurrence et la compétitivité, etc., qui, de ce fait, est devenu un véritable «capitalisme populaire»

Crédité d’environ 45 % des intentions de vote au premier tour, il semble difficile que Lula perde l’élection présidentielle d’octobre prochain. Jair Bolsonaro, le président d’extrême droite sortant, malgré ses 34 % dans les sondages, n’est pas encore battu. Une victoire dès le premier tour de l’ancien président de centre-gauche, Luis Inacio Lula da Silva (du Parti des travailleurs, PT), éviterait au pays de se retrouver dans une situation similaire à celle qui est survenue aux États-Unis en 2020, avec une contestation du résultat par Jair Bolsonaro et ses partisans. Mais une telle victoire semble très peu probable.

Lula est donné vainqueur dans les sondages, mais Bolsonaro dénonce par avance la triche, à la manière de Donald Trump. Cette élection à haut risque est un test pour la démocratie brésilienne mais aussi au-delà. L’
histoire récente montre que si les populistes ou antisystèmes expriment une vraie colère, ils ne parviennent pas y apporter de réponses une fois aux affaires. L’alternance démocratique est alors là pour les dégager. A condition que la démocratie soit respectée : dans le climat mondial actuel, ce n’est pas garanti.

La menace du terrorisme d’extrême droite est à nouveau au sommet de l’actualité. Un projet d’attentat a été déjoué, un suspect est décédé lors d’une fusillade avec la police. A chaque acte de violence de l’extrême droite certains pensent que cela pourrait être défavorable aux partis d’extrême droite comme le Vlaams Belang. Mais si l’on regarde dans le passé on peut remarquer que ce n’est pas le cas. Pire même, c’est l’inverse.