Le débat sur le droit à l’avortement illustre bien la complexité de la situation d’un pays partagé entre un courant conservateur minoritaire mais de plus en plus agressif et un libéralisme politique majoritaire mais profondément divisé. Au
cours des vingt dernières années et en dépit de campagnes électorales clivantes sur ce sujet de société, l’opinion publique américaine a peu varié et se résume à un soutien réservé au droit à l’avortement qualifié de pro choice contre les adversaires de ce droit, les pro life.

Celui qui prétendait réduire le hiatus entre l’exercice de l’État et la mise en récit de la politique semble aujourd’hui incapable de rebondir. Où est passé le président narrateur? Celui qui pendant cinq ans a fait du récit un attribut essentiel de la fonction présidentielle, allant jusqu’à théoriser une sorte de pouvoir du romanesque sur les esprits, semble depuis sa réélection en panne d’inspiration. Aucune ligne narrative ne se dessine qui permettrait de dégager un dessein pour le pays, un espoir ou un horizon d’attente pour des Français confrontés aux effets déstabilisateurs de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine.

Dix-sept mois après l’insurrection du 6 janvier, neuf membres de la Chambre des représentants ont révélé, jeudi, leurs premières conclusions. Elles évoquent le rôle prépondérant joué par l’ancien président américain. L’assaut du Capitole a été « le point d’orgue d’une tentative de coup d’Etat », a affirmé Bennie Thompson, chef de l’enquête parlementaire sur l’assaut du Capitole, en présentant, jeudi 9 juin, ses premières conclusions sur le rôle de Donald Trump dans l’attaque du 6 janvier 2021. La démocratie américaine, qui a tremblé durant l’attaque du Congrès par des partisans de Donald Trump, est toujours « en danger », a alerté l’élu démocrate du Mississippi.

Alors qu’il veut déjà « passer à autre chose » après avoir remporté le vote de confiance, Boris Johnson oublie peut-être qu’il n’est pas immunisé au poste de Premier ministre. Souhaitant déjà “passer à autre chose”, Boris Johnson oublie peut-être un peu trop vite un précédent qui ne joue clairement pas en sa faveur, après la perte de confiance d’une partie considérable de membres du Parti conservateur, les Tories.

Il faut revoir l’écosystème pharmaceutique dans une perspective de santé publique, d’innovation médicale et de production résolument orientée vers le bien commun. Il ne faut plus accepter qu’une poignée de sociétés pharmaceutiques disposent du monopole sur ces technologies critiques, les connaissances et les plateformes technologiques sous-jacentes et monopolise l’offre.

En Irlande, des milliers de travailleurs ont commencé à expérimenter la semaine de travail de quatre jours après que le pays a rejoint un essai de ce système mené à l’échelle internationale. «  La semaine de quatre jours est généralement considérée comme une politique à triple dividende : elle aide les employés, les entreprises et le climat. Nos efforts de recherche vont permettre de creuser tout cela.  » dit Juliet Schor du Boston College.

« Je peux vous dire qu’il s’agit d’un tsunami de lobbying » La quantité de lobbying qui se produit en ce moment avec l’actuelle série de lois européennes sur le climat pour 2030 pourrait être sans précédent. Alors que le Parlement examine maintenant des propositions législatives visant à atteindre es objectifs, les députés européens sont confrontés à une formidable résistance de la part d’industries allant des constructeurs automobiles aux aciéries et aux fabricants de produits chimiques

Dans la région séparatiste moldave, l’écho de la guerre en Ukraine érode le sentiment d’appartenance à la Russie. Pour une partie de la jeunesse, la pauvreté et la lassitude ont fait naître des désirs d’ailleurs. Mais si le sud de l’Ukraine –et tout particulièrement Odessa– passe aux Russes, la Transnistrie serait territorialement reliée à la Russie. Son rattachement définitif à cette dernière ne serait alors plus qu’une question de temps.

Ah, les débats télévisés1 ! On a beau les critiquer, s’en moquer, ils recèlent quelque chose de fascinant, une forme d’addiction pour laquelle on se trouve les meilleures excuses : la volonté de s’informer, d’être au courant des programmes qui informent (ou manipulent) nos concitoyen·nes ou même, qui sait, l’espoir de découvrir un personnage, une pensée qui nous bouleverse en trente secondes. L’inévitable déception n’empêchera pas de revenir le lendemain, ou la semaine suivante. Ce n’est pas le format radiotélévisuel en lui-même qui amène certaines dérives, mais des choix contestables posés par les animateur·trices. Il est tout à fait possible de faire autrement, de prendre le temps, d’éviter le sensationnalisme en respectant son auditoire.