Crédité d’environ 45 % des intentions de vote au premier tour, il semble difficile que Lula perde l’élection présidentielle d’octobre prochain. Jair Bolsonaro, le président d’extrême droite sortant, malgré ses 34 % dans les sondages, n’est pas encore battu. Une victoire dès le premier tour de l’ancien président de centre-gauche, Luis Inacio Lula da Silva (du Parti des travailleurs, PT), éviterait au pays de se retrouver dans une situation similaire à celle qui est survenue aux États-Unis en 2020, avec une contestation du résultat par Jair Bolsonaro et ses partisans. Mais une telle victoire semble très peu probable.

Lula est donné vainqueur dans les sondages, mais Bolsonaro dénonce par avance la triche, à la manière de Donald Trump. Cette élection à haut risque est un test pour la démocratie brésilienne mais aussi au-delà. L’
histoire récente montre que si les populistes ou antisystèmes expriment une vraie colère, ils ne parviennent pas y apporter de réponses une fois aux affaires. L’alternance démocratique est alors là pour les dégager. A condition que la démocratie soit respectée : dans le climat mondial actuel, ce n’est pas garanti.

La menace du terrorisme d’extrême droite est à nouveau au sommet de l’actualité. Un projet d’attentat a été déjoué, un suspect est décédé lors d’une fusillade avec la police. A chaque acte de violence de l’extrême droite certains pensent que cela pourrait être défavorable aux partis d’extrême droite comme le Vlaams Belang. Mais si l’on regarde dans le passé on peut remarquer que ce n’est pas le cas. Pire même, c’est l’inverse.

Le gouvernement flamand est en crise ouverte. Pour la première fois depuis qu’elle existe, la déclaration de septembre devant le parlement a dû être reportée. Les trois partenaires N-VA, CD&V et VLD ne parviennent plus à s’entendre. C’est le CD&V qui est à l’origine du blocage. En polarisant autour des allocations familiales et du social, Sammy Madhi choisit aussi une forme de recentrage sur l’ADN du parti (les familles), Mais avec Vooruit recentrage au centre gauche aussi.

La formation du gouvernement indiquera déjà la part de l’héritage fasciste que Meloni compte imposer. Tous les observateurs s’accordent à penser que si sur le plan économique, elle restera dans la ligne libérale tracée par Draghi. Par contre, sur le plan sociétal (“Dieu, Famille, Patrie”) pour les droits de femmes, des immigrés, des lgbt, notamment, les risques sont grands.