Le Parlement européen a adopté par 494 voix pour, 58 contre et 44 abstentions une résolution qualifiant la Russie d’« État promoteur du terrorisme » ; les États sont plus réticents à s’engager sur cette voie car ils ne veulent pas se lier les mains. Pour autant, cette posture morale n’est pas facile à traduire en actes diplomatiques par les États.

La décision de la Cour européenne de justice, mardi, d’invalider une disposition de la directive antiblanchiment de 2018, risque de replonger l’Europe dans une opacité financière. Accepter ce recul sur le plan de la transparence financière constituerait une excellente nouvelle pour la délinquance fiscale et la circulation de l’argent sale, une très mauvaise pour nos démocraties.

Au premier congrès des Soviets, le 9 juin 1917, Lénine déclare : « Que la Russie soit une fédération de libres républiques ! « Accédez aux Ukrainiens, et vous ouvrirez la voie à la confiance mutuelle et à une union fraternelle entre deux nations égales. » Pour Poutine, c’est un déni de l’unicité de la grande nation russe, « un peuple trinitaire composé de Grands Russes, de Petits Russes et de Biélorusses. » Cela aboutit à une Ukraine « nationaliste » aux dépens de la Russie historique

La révolution numérique en cours bouleverse profondément l’organisation et le fonctionnement de notre société, à tous les niveaux : économique, social, politique, individuel… Elle a ceci de particulier qu’elle progresse de manière exponentielle. Elle est à la fois porteuse d’opportunités et de menaces. Au cœur de cette révolution, la transformation digitale n’est pas sans conséquences sur l’accès aux services essentiels et aux droits des personnes incapables de suivre le rythme imposé.

Au lendemain de l’attentat d’Istiqlal, le récit du ministre Suleyman Soylu coche toutes les cases du narratif électoral pointant l’ennemi intйrieur, kurde, et les ennemis extérieurs, Grèce et Etats-Unis. Recep Tayyip Erdogan a promis de lancer « bientôt » une opération terrestre contre les combattants kurdes du nord de la Syrie. La Russie et les Etats-Unis l’appellent à la retenue. Mais Erdogan somme Washington de cesser tout soutien aux YPG, la milice kurde

L’idée d’un âge d’or de la coopération internationale en matière économique est un mythe — à l’échelle globale, l’intervention d’entités supranationales dans la vie économique des États ne date pas des institutions de Bretton Woods. Nous vivons toujours dans une ère de gouvernance économique globale construite au lendemain de la Première Guerre mondiale : comment en sortir ? Alors que certains membres du FMI insistent de plus en plus sur le fait que l’institution a abandonné son néolibéralisme doctrinaire, elle continue à exiger les mêmes mesures d’austérité de grande envergure lorsque les États lui demandent de l’aide, même au plus fort de la pandémie de Covid-19.

Au large des côtes qataries, la compagnie Qatar Energy, épaulée par le géant français Total, prévoit de prolonger l’exploitation du gisement de gaz naturel North Field, considéré comme le plus important au monde. Sauf que cette exploitation constitue « la pire » des 425 «bombes climatiques » recensées aux quatre coins du monde par les scientifiques.