Avez-vous déjà entendu parler du traité sur la charte de l’énergie (TCE)? Il est probable que non, il est certain que vous devriez. Signé en 1994, impliquant des dizaines de pays, destiné à coordonner les politiques nationales en matière énergétique et à poser un cadre juridique global pour les investisseurs, il pourrait comme l’explique CNBC faire dérailler à lui seul les efforts internationaux en faveur du climat

« Le Yémen est la pire et la plus grande catastrophe humanitaire au monde, et cette catastrophe continue de s’aggraver » a rappelé l’ONU. Selon l’estimation publiée par les Nations unies, 150 000 morts sont dues aux combats, et environ 227 000 aux conséquences indirectes du conflit, comme la famine ou les maladies.

А bout de souffle, attaquée par un Parti républicain aux tendances autoritaires ,piègée par des lobbys tout-puissants et rongée par le conspirationnisme, la démocratie américaine est acculée. Tout ceci a pourtant été rendu possible par un systиme politique devenu largement défavorable aux Démocrates, car n’ayant pas tenu compte des évolutions gйographiques et démographiques des dernières décennies.

Les bases d’une cohabitation pacifique des deux puissances chinoise et américaine n’existent plus. Jusqu’ici, la Chine ne remettait pas en cause le leadership mondial des États-Unis et ces derniers ne s’intéressaient pas à la nature du régime chinois. Aujourd’hui, Pékin revendique la première place mondiale et Washington ne cesse de mettre en avant le caractère autoritaire et dictatorial du régime.

Pour paraphraser le rappeur Orelsan, la crise Covid a pris « l’odeur de l’essence » ce dimanche. Dans cette chanson, il décrit une société qui s’enflamme. Une société qui se déchire et va vers le crash. Débattre, organiser une discussion publique argumentée, ne sera pas possible sans redonner un rôle plus central au Parlement. C’est la seule manière pour les démocraties de contrer le catastrophisme d’Orelsan

Jean Marie Guéhenno s’interroge sur le choix dramatique qui risque de s’imposer à l’Occident, tenu d’arbitrer entre les GAFA et la Chine. Dans les deux cas on a vu naître des puissances, entreprises comme Google ou Facebook ou étatiques comme la Chine, qui tentent de dominer le monde grâce au contrôle exclusif des données. Un conflit majeur, très différent de la guerre froide, se profile donc entre des géants tous américains et une Chine, bien plus puissante et redoutable que la défunte URSS.

Les spécialistes de la stratégie géopolitique considèrent le monde comme un jeu à somme nulle. Les États-nations se font concurrence pour gagner en puissance – capacité à influer sur les autres et à poursuivre ouvertement leurs propres intérêts – qui est une notion nécessairement relative. Si un pays gagne en puissance, son adversaire en perd de son côté. Un tel monde est inévitablement conflictuel, les grandes puissances (États-Unis) ou les puissances montantes (Chine) se disputant une domination régionale et mondiale.