Le débat sur le droit à l’avortement illustre bien la complexité de la situation d’un pays partagé entre un courant conservateur minoritaire mais de plus en plus agressif et un libéralisme politique majoritaire mais profondément divisé. Au
cours des vingt dernières années et en dépit de campagnes électorales clivantes sur ce sujet de société, l’opinion publique américaine a peu varié et se résume à un soutien réservé au droit à l’avortement qualifié de pro choice contre les adversaires de ce droit, les pro life.

Celui qui prétendait réduire le hiatus entre l’exercice de l’État et la mise en récit de la politique semble aujourd’hui incapable de rebondir. Où est passé le président narrateur? Celui qui pendant cinq ans a fait du récit un attribut essentiel de la fonction présidentielle, allant jusqu’à théoriser une sorte de pouvoir du romanesque sur les esprits, semble depuis sa réélection en panne d’inspiration. Aucune ligne narrative ne se dessine qui permettrait de dégager un dessein pour le pays, un espoir ou un horizon d’attente pour des Français confrontés aux effets déstabilisateurs de la crise sanitaire et de la guerre en Ukraine.

Alors qu’il veut déjà « passer à autre chose » après avoir remporté le vote de confiance, Boris Johnson oublie peut-être qu’il n’est pas immunisé au poste de Premier ministre. Souhaitant déjà “passer à autre chose”, Boris Johnson oublie peut-être un peu trop vite un précédent qui ne joue clairement pas en sa faveur, après la perte de confiance d’une partie considérable de membres du Parti conservateur, les Tories.

Il faut revoir l’écosystème pharmaceutique dans une perspective de santé publique, d’innovation médicale et de production résolument orientée vers le bien commun. Il ne faut plus accepter qu’une poignée de sociétés pharmaceutiques disposent du monopole sur ces technologies critiques, les connaissances et les plateformes technologiques sous-jacentes et monopolise l’offre.

« Je peux vous dire qu’il s’agit d’un tsunami de lobbying » La quantité de lobbying qui se produit en ce moment avec l’actuelle série de lois européennes sur le climat pour 2030 pourrait être sans précédent. Alors que le Parlement examine maintenant des propositions législatives visant à atteindre es objectifs, les députés européens sont confrontés à une formidable résistance de la part d’industries allant des constructeurs automobiles aux aciéries et aux fabricants de produits chimiques

Dans la région séparatiste moldave, l’écho de la guerre en Ukraine érode le sentiment d’appartenance à la Russie. Pour une partie de la jeunesse, la pauvreté et la lassitude ont fait naître des désirs d’ailleurs. Mais si le sud de l’Ukraine –et tout particulièrement Odessa– passe aux Russes, la Transnistrie serait territorialement reliée à la Russie. Son rattachement définitif à cette dernière ne serait alors plus qu’une question de temps.

En réitérant son appel à « ne pas humilier la Russie », Emmanuel Macron a déclenché une nouvelle vague de critiques et d’incompréhension au moment où la France entend jouer les médiateurs dans le conflit ukrainien. Pour le diplomate américain Daniel Fried, Emmanuel Macron se place dans une « diplomatie de bonne foi ». « Mais le Kremlin est dans une logique de violence », loin des « gestes de bonne volonté ».

L’atmosphère de fin de règne liée au grand âge d’Elizabeth II risque de renforcer le relatif isolement du pays avec ses anciennes colonies, dont certaines ont déjà coupé ce lien. Selon ses promoteurs comme Boris Johnson, le divorce avec l’Europe devait permettre de renouer avec la grandeur impériale . Mais la remise en cause de la mondialisation de l’économie met en lumière le paradoxe d’une politique britannique entretenant la tension avec son plus proche et principal partenaire, l’UE.

Une adolescente de 17 ans a reçu un avertissement pour tricherie. La raison? La start-up Honorlock l’aurait surprise, grâce à son intelligence artificielle (IA), en train d’agir de manière suspecte lors d’un examen en février. «Vous avez été observée en train de regarder plusieurs fois en bas et sur les côtés avant de répondre aux questions.»

Faut-il que l’Etat Belge exploite lui-même les réacteurs nucléaires ? C’est la proposition que fait Engie à l’Etat Belge. Participer aux bénéfices, participer aussi aux risques. Si l’on prend le temps de se tourner vers l’histoire, cette proposition flirte entre le gâchis et l’insulte. Aucun intérêt supérieur ne parvenait à mobiliser les acteurs de la particratie belge de la fin des années 80 autour d’un dossier aussi stratégique, c’est ça le pays de singes dont parlait Eyskens en 91. Engie n’a connu que ça, un pays de singes. Les singes ont fait sa fortune. Il est donc normal qu’Engie continue de nous traiter comme des singes.