L’heure a sonné le temps de la mise à l’épreuve des structures institutionnelles de l’UE. Bloquée par le véto, en passe de renoncer à la suprématie du droit communautaire sur le droit national, dépourvue d’une véritable monnaie et privée d’une défense autonome, l’UE s’engage aujourd’hui dans la guerre du désendettement interne. L’Europe-marché se meurt. L’Europe de l’Esprit doit prendre le relais.

C’est peu dire que les frères Koch, à la tête de la première société pétrolière américaine, ont la rancune tenace. Leur libertarianisme forcené pourrait bien compliquer la présidence Biden. « Le libertarianisme chrétien est le syncrétisme du fondamentalisme évangélique biberonné à la logique économique des pétro-dollars des producteurs indépendants. »

«Les États-Unis vont vers leur plus grave crise politique et constitutionnelle depuis la guerre ​​de Sécession et on peut raisonnablement imaginer qu’ils pourraient connaître, ces trois ou quatre prochaines années, des troubles tels que violences généralisées, effondrement de l’autorité fédérale et division du pays entre enclaves rouges et bleues qui se font la guerre.»
Telle est l’attaque d’un papier explosif paru le 23 septembre dans le Washington Post et signé Robert Kagan. Jusqu’en 2016, c’était l’un des stratèges en politique étrangère les plus influents au sein du Parti républicain.

Internet s’apprête à passer la troisième. Plusieurs géants de la technologie, veulent bâtir un « métavers », un méta-univers numérique où la frontière entre le réel et le virtuel se brouille, jusqu’à disparaître complètement. Le groupe Facebook, en première ligne, a notamment annoncé lundi 18 octobre, la création de 10 000 emplois dans l’Union européenne pour développer le « métavers ». A quoi ce métavers peut-il ressembler ? Que pourra-t-on y faire de plus que sur l’internet actuel

Après avoir refermé Le système Amazon, une histoire de notre futur (Seuil, éditions du sous-sol, 2021), la longue enquête d’Alec MacGillis, journaliste au New Yorker et pour la fondation Pro Publica, on se dit que l’entreprise incarne plus que toute autre l’adage selon lequel le pire n’est jamais certain. Depuis la crise sanitaire, elle continue d’exacerber les inégalités entre, d’une part, les territoires reculés et pauvres où poussent ses entrepôts, et de l’autre les villes prospères qui accueillent ses cols blancs.

« Bien mieux que d’essayer de transformer les monopoles massifs et peu fiables en « bons monopoles », il faut mettre fin aux monopoles et créer un monde en ligne fédéré où les utilisateurs peuvent choisir les normes d’expression qui leur conviennent et se connecter aux utilisateurs d’autres services », explique Doctorow. Plutôt que pousser les entreprises monopolistiques au filtrage et à la surveillance des contenus des utilisateurs, il serait plus efficace de les pousser à l’interopérabilité et à la portabilité.

La crise énergétique pourrait mettre en péril le soutien politique aux mesures de protection du climat, qui seront au cœur de la COP26, à Glasgow en novembre. Les gouvernements peuvent néanmoins faire quelque chose pour éviter que les perturbations du marché de l’énergie n’entraînent une hausse astronomique des factures d’électricité et des ruptures d’approvisionnement à l’échelle mondiale.

Le premier élément exploite la décision historique de la Cour suprême autorisant le « contrôle judiciaire », c’est-à-dire donnant au pouvoir judiciaire fédéral le droit de déterminer la constitutionnalité des décisions politiques. Le deuxième élément concerne e contrôle partisan du processus de définition de la forme des districts du Congrès et des circonscriptions législatives des États. Le troisième élément est la suppression des électeurs.

Ces derniers jours, le manque d’essence et de biens de consommation a semé un vent de panique en Angleterre. Des événements qui ne sont pas sans rappeler la période 1978-1979. Récemment, les images de clients de stations-service qui en viennent aux mains devant des pompes à essence prises d’assaut ont fait le tour du monde, invitant à la comparaison de nombreux observateurs avec l’Hiver du mécontentement, dont l’empreinte dans la mémoire collective britannique semble toujours d’actualité.

En 2016, la brillante historienne Margaret Macmillan affirmait que l’Europe résisterait au populisme. « Le respect de la règle de droit surmontera toute chance d’un retour à l’époque de Weimar. » À l’époque, j’avais souligné qu’il existait déjà « de multiples signes qui indiquent précisément le contraire » (La dislocation montante du droit européen. Cinq ans après, chacun peut mieux apprécier où résidait l’analyse correcte.

Au-delà des aides directes aux personnes les plus démunies, le fait de miser à fond sur l’isolation des logements et des bâtiments est la mesure la plus habile que peuvent prendre les pouvoirs publics actuellement. Elle présente en effet un quadruple avantage, puisqu’elle s’inscrit dans la lutte contre le changement climatique, permet de réduire les factures d’énergie, améliore les conditions des personnes vivant dans des logements mal isolés et constitue un investissement judicieux dans l’économie.