Dans son nouveau livre, l’historien des idées Jan-Werner Müller défend un « libéralisme d’en bas » s’appuyant sur l’État pour protéger les plus fragiles. Avec La peur ou la liberté, quelle politique face au populisme ? (Premier Parrallèle, 2020), il s’interroge sur les impasses d’un libéralisme uniformisé, dénaturé, oublieux de son sens originel : garantir les libertés individuelles.

Cela fait déjà un certain temps que l’on accuse le Covid Safe Ticket (CST) d’être discriminatoire, et ce ne sont pas les propos hallucinants d’Emmanuel Macron, en France, qui vont calmer le jeu. Mais ce n’est pas cela qui se joue en Belgique. Le CST n’est pas un pass vaccinal, et si le monde politique pousse les non-vaccinés à changer d’attitude, il n’a jamais dit vouloir leur nuire. Cependant, cela ne règle pas la question de fond .

Choisir pour diriger le Parlement des Vingt-Sept une femme qui assume son opposition au droit à l’avortement, quatre décennies après Simone Veil et au moment où les femmes polonaises mènent un combat acharné contre les mesures prises par le gouvernement conservateur à Varsovie, qui aboutissent à les priver de l’accès à l’IVG, est en parfaite contradiction avec les objectifs humanistes et éclairés de l’UE.

Le parlement va donc s’emparer du débat sur la vaccination obligatoire. Dans le même temps, le commissaire corona Pedro Facon remet un rapport au gouvernement dans lequel il prône un passe vaccinal plutôt que l’obligation. Quelles sont les valeurs ou les principes en jeu entre l’obligation et le pass vaccinal. Au-delà de la nécessité ou des réalités épidémiologiques, quelles sont les logiques éthiques à l’œuvre derrière les deux formules ?

La partie est terminée. La saga du décret fiscal wallon aura été la manche de trop pour Jean-Luc Crucke, qui a choisi de quitter la politique et son poste de ministre régional. Le joker Adrien Dolimont va devenir le nouveau grand argentier d’une Wallonie aux abois. Mais celle qui a le plus à perdre dans cette partie est bel et bien la Région wallonne.

La pandémie exacerbe la polarisation de notre société. La Sûreté de l’État en fait même une des grandes menaces qui pèse sur la Belgique. Libéraux et socialistes, francophones et Flamands, chrétiens et laïcs… Ces clivages structurels existent, se sont institutionnalisés et pacifiés en Belgique. Ils donnent donc normalement peu lieu à de grands conflits frontaux dans notre démocratie de négociations et d’accommodements.” Ce qui a changé: le contexte de pandémie dans lequel nous vivons depuis mars 2020.

Le pari du président du MR n’est plus dans un modèle rassembleur et diversifié, il a choisi de cliver, de polariser la politique francophone sur le modèle français pour aller chercher de nouveaux électeurs. Personne n’est capable de dire si c’est un pari gagnant ou pas. Mais ce qu’on sait c’est que cette évolution du parti libéral se fera désormais sans Jean-Luc Crucke.

Proposé comme substitut à « il » et « elle », le pronom « iel » a dernièrement fait son entrée au Petit Robert. La nouvelle a suscité l’indignation des puristes. Jamais, au grand jamais, les preux défenseurs de la langue – qui voient l’écriture inclusive comme « un effet de mode », comme une énième prolongation de la culture woke, comme une incapacité à relativiser – ne succomberont et ne se plieront pas à une telle absurdité. Tel est, en gros, la teneur du tollé.