Le scйnario de black-outs de grande ampleur n’est pas йcartй.
Partout en Europe, les réserves de gaz naturel –généralement reconstituées avant l’hiver– sont restées au plus bas, et ces prix élevés comme les grandes tensions sur la fourniture mondiale n’ont pas permis de remplir les stocks, en prévision de la saison froide ou du pic de demande dы а la reprise йconomique. «Ca pourrait devenir vraiment moche si nous ne réagissons pas pour essayer de remplir chaque espace de stockage. On peut survivre une semaine sans électricité, mais pas sans gaz.»

En Allemagne il est très vite apparu évident qu’une commune ou un Land n’est pas l’échelle adéquate pour faire face à des destructions de cette ampleur. Est-il encore possible chez nous d’utiliser les mots “solidarité nationale” ? “L’équipe de 11 millions” (slogan du Premier ministre) peut-elle rester au balcon alors que la Belgique vit la grande catastrophe depuis l’après-guerre ? C’est un test de maturité pour la Belgique d’aujourd’hui.

« Une équipe de 11 millions de Belges pour vaincre le coronavirus ! » La campagne « néo-belgicaine » lancée par le tout nouveau gouvernement fédéral en novembre 2020, le Premier ministre De Croo en tête. La Flandre de Jambon et De Wever grinçait des dents. Il s’agissait alors de « motiver et informer ». 10 mois, plus tard, il s’agit plutôt d’engueuler ! Au nom de tous les vaccinés, le Premier fédéral et le Premier wallon font les gros yeux aux non-vaccinés. Un peu comme les vaccinés reprochent aux non-vaccinés de les empêcher de vivre « normalement ».

L’ONU s’inquiète notamment de voir des pays comme la Chine ne pas revoir à la hausse leurs objectifs fixés lors de l’Accord de Paris, ce qui rend l’objectif de +1,5°C inatteignable. Les engagements déposés par les États signataires de l’Accord de Paris mènent le monde vers un réchauffement «catastrophique» de +2,7°C, très loin de l’objectif de 1,5°C espéré pour limiter les retombées destructrices du réchauffement, s’est alarmée l’Onu à six semaines de la COP26.

Face au spectre d’une « guerre sans fin », le retrait progressif d’Afghanistan et d’Irak est présenté comme l’échec voire l’acte de décès du néoconservatisme. Une telle analyse mérite d’être nuancée et relativisée. Si l’interventionnisme au nom de la démocratie et du « nation building » n’est plus au programme international des Etats-Unis, les représentations qui l’ont légitimé perdurent et continuent d’imprégner les discours et imaginaires collectifs

Depuis quelques jours, les médias multiplient les titres chocs pour souligner les tensions qui minent la Vivaldi dans une série de dossiers : pensions, sortie du nucléaire, politique de l’emploi… Certains commentateurs s’inquiètent : le gouvernement fédéral tombera-t-il avant les élections de 2024 ? La plupart déplorent ces chamailleries, qui retardent la prise de décision et minent la confiance des citoyens envers le monde politique. Pourtant, nous devrions nous réjouir de ces controverses et dire « Encore » plutôt que « Stop », si l’on songe à une célèbre émission radiophonique.

Cette rentrée démontre que le parti est entre deux eaux. La N-VA se cherche une nouvelle tactique. Et celle-ci semble uniquement reposer sur l’échec espéré de la Vivaldi. Bart De Wever ne cesse de le répéter, la Vivaldi n’existe que contre la N-VA. Cela n’est pas faux, mais en disant cela, il rend l’inverse vrai. Aujourd’hui la N-VA n’existe que contre la Vivaldi. Si celle-ci produit des résultats c’est donc forcément mauvais pour la N-VA.

L’épisode afghan remet tout en question, ou plus précisément nous conduit à nous poser de nouvelles questions. Un message est, sinon certain, du moins très probable. En laissant de côté la brutalité trumpienne et de la gestion brouillonne de la nouvelle administration, nous sommes face à une volonté de désengagement dont les origines, bien avant Trump, remontent à Obama.