La purge continue au CD&V, après le président des démocrates chrétiens flamands, c’est le ministre flamand Wouter Beke qui démissionne. Le CD&V a tué son père, une fois de plus. Le sacrifice est une spécialité maison. Premier constat : aucun parti n’a perdu autant de cadres ces dernières années. Yves Leterme, Koen Geens, Kris Peeters, Marianne Thyssen, Steven Vanackere, Stefaan de Clerck, Pieter de Crem, Inge Vervotte. Dans les couloirs du CD&V les photos des employés du mois tiennent de la galerie mortuaire. Une hémorragie qui n’a d’équivalent dans aucun autre parti.

L’hyper globalisation nous a tués. Elle nous rend irrémédiablement dépendants les uns des autres, et ce à l’échelon universel. Tant et si bien que des sanctions punitives dirigées contre un pays de taille moyenne affectent désormais les chaînes de production à l’autre bout de la planète pour se retourner in fine contre ceux qui les décrètent.

Alors que l’Union européenne célèbre lundi son 72e anniversaire, la guerre en Ukraine la pousse à se transformer radicalement pour devenir un acteur puissant sur la scène mondiale.
« La guerre du président russe Vladimir Poutine en Ukraine remet fondamentalement en question notre architecture de paix européenne« , a déclaré vendredi la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

L’agression russe à l’égard de l’Ukraine met l’Europe au défi de réagir. Au centre de l’action d’une Union européenne militairement faible, mais économiquement puissante : des sanctions économiques. Tandis qu’une foule de mesures est prise, allant de l’exclusion du système d’échanges bancaires à une cessation de collaboration avec toutes les institutions publiques russes, la question de l’arrêt des importations d’hydrocarbures revient de manière lancinante.

Les expériences se multiplient, dans lesquelles des citoyens tirés au sort se réunissent, s’informent et débattent sur des sujets majeurs, qu’il s’agisse du fédéralisme belge, des priorités européennes ou d’enjeux environnementaux. Mais un tabou subsiste : sauf à l’échelle locale, ces enceintes mises en place à l’initiative des autorités publiques ne possèdent pas de pouvoir de décision, les élus restant libres d’ignorer leurs propositions.

Lorsque le fait régional s’est imposé, la remise en cause de ces ouvrages imposés à Bruxelles dans les années 70 est devenue progressivement une revendication politique à Bruxelles. Mais bon nombre de wallons et les flamands ont toujours des difficultés à l’accepter. Manifestement, la représentation du rôle très “utilitaire” de la capitale de la part de certains élus wallons et flamands reste forte.