Il faut revoir l’écosystème pharmaceutique dans une perspective de santé publique, d’innovation médicale et de production résolument orientée vers le bien commun. Il ne faut plus accepter qu’une poignée de sociétés pharmaceutiques disposent du monopole sur ces technologies critiques, les connaissances et les plateformes technologiques sous-jacentes et monopolise l’offre.

« Je peux vous dire qu’il s’agit d’un tsunami de lobbying » La quantité de lobbying qui se produit en ce moment avec l’actuelle série de lois européennes sur le climat pour 2030 pourrait être sans précédent. Alors que le Parlement examine maintenant des propositions législatives visant à atteindre es objectifs, les députés européens sont confrontés à une formidable résistance de la part d’industries allant des constructeurs automobiles aux aciéries et aux fabricants de produits chimiques

Ah, les débats télévisés1 ! On a beau les critiquer, s’en moquer, ils recèlent quelque chose de fascinant, une forme d’addiction pour laquelle on se trouve les meilleures excuses : la volonté de s’informer, d’être au courant des programmes qui informent (ou manipulent) nos concitoyen·nes ou même, qui sait, l’espoir de découvrir un personnage, une pensée qui nous bouleverse en trente secondes. L’inévitable déception n’empêchera pas de revenir le lendemain, ou la semaine suivante. Ce n’est pas le format radiotélévisuel en lui-même qui amène certaines dérives, mais des choix contestables posés par les animateur·trices. Il est tout à fait possible de faire autrement, de prendre le temps, d’éviter le sensationnalisme en respectant son auditoire.

Que faire quand l’État ne peut pas, ou ne veut pas, prendre en charge le contrôle? Laisser le marché s’autoréguler. Avec les risques que cela implique.“Ce mouvement de “privatisation” de la norme et de sa sanction correspond à un reflux volontaire de l’État. Il n’a plus la volonté, parce qu’il est acquis au postulat libéral de la plus grande efficacité du marché, ou plus grave, les moyens d’intervenir dans la régulation des activités économiques”.

Faut-il que l’Etat Belge exploite lui-même les réacteurs nucléaires ? C’est la proposition que fait Engie à l’Etat Belge. Participer aux bénéfices, participer aussi aux risques. Si l’on prend le temps de se tourner vers l’histoire, cette proposition flirte entre le gâchis et l’insulte. Aucun intérêt supérieur ne parvenait à mobiliser les acteurs de la particratie belge de la fin des années 80 autour d’un dossier aussi stratégique, c’est ça le pays de singes dont parlait Eyskens en 91. Engie n’a connu que ça, un pays de singes. Les singes ont fait sa fortune. Il est donc normal qu’Engie continue de nous traiter comme des singes.

On observe un attachement assez fort dans la plupart des monarchies constitutionnelles du nord de l’Europe. Cet attachement est une surprise. Il y a 40 ou 50 ans, la grande crainte des monarchistes était que l’attachement à la couronne s’érode de génération en génération au fur et à mesure que progressent les idées démocratiques. La monarchie est la preuve que la démocratie a ses raisons que la raison ne peut comprendre.

Derrière les fruits et légumes que nous importons, y compris de pays européens, se cachent de nombreuses violations des droits humains. A la saison des fruits rouges, ce sont près de 100.000 personnes qui font la cueillette dans la région de Huelva. Elles sont nombreuses à devoir vivre dans des abris de fortune, au mépris des droits humains les plus fondamentaux.

Il faut augmenter le budget de la défense au nom du réalisme suite à la guerre en Ukraine Mais comment un « réaliste » peut-il expliquer que l’enjeu primordial est de dépenser plus alors que l’Europe dépense 4 fois plus que la Russie mais juge sa défense inefficace ? Comment un « réaliste » peut-il juger opportun de dépenser plus alors que notre industrie de défense est faible et largement dépendante des Américains ? Dépenser plus et ne pas affronter ces questions-là est une naïveté aussi confondante que celle qui a conduit au désinvestissement des forces armées du pays.