Entre erreurs politiques, « arrogance » et mauvaise lecture de la situation économique, récit des six semaines infernales de la cheffe de gouvernement conservatrice, forcée de démissionner. Sous la pression des marchés financiers et des élus conservateurs, elle avait dû abandonner la majeure partie de son plan et limoger son ministre des Finances. Un revers qui a précipité sa chute. Comment Liz Truss et le Royaume-Uni en sont-ils arrivés là aussi vite ?

Si trois de ces chocs ont été subis et sont liés à des événements extérieurs, le Brexit reste une crise que les Britanniques se sont auto-infligés en votant en faveur de la sortie de l’Union européenne. Ce choc est peut-être celui qui a fait le plus de dégâts en termes économiques, notamment en entamant la confiance des agents économiques, domestiques et étrangers.

La Haute Cour de Londres doit tenir une audience à partir de lundi 5 septembre sur le projet du gouvernement britannique d’expulser certains demandeurs d’asile au Rwanda. En juin, le premier charter qui devait transporter des migrants vers ce pays d’Afrique n’avait pas pu partir en raison de recours déposés devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) et devant la justice britannique contre cette politique très décriée.

L’idée est loin d’être neuve : c’est notamment le même principe déjà utilisé en 1989 quand des millions de contribuables britanniques ont refusé de payer la « Poll tax » décidée par la Première ministre Margaret Thatcher. Et cela a marché. Finalement Margaret Thatcher tombe et son successeur John Major abolit la taxe, la remplaçant par un impôt progressif