Clouer le président du parlement Wallon, son bureau politique et son greffier, comme le suggèrent certains, est spectaculaire mais si peu fondamental. Cela ne nous aidera que peu à mieux réfléchir à la nature du problème et ses causes profondes. En fait cela peut même créer l’illusion au terme de quelques démissions spectaculaires de personnes que l’on a résolu le problème.

Les Européens se sont mis d’accord pour mettre en œuvre un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. En décidant de renchérir le coût de certaines importations, Bruxelles veut corriger une concurrence déloyale et encourager le reste du monde à accroître ses objectifs climatiques. Mais elle doit aller plus loin et se doter d’une véritable politique industrielle commune

La sombre affaire de corruption révélée ces jours-ci au cœur du Parlement européen appelle un sursaut. Des outils existent — mais la prise au sérieux du risque par les plus hautes instances de l’Union est encore trop faible. Trop longtemps aveuglés par une confiance jamais questionnée dans l’auto-régulation et la transparence, l’Union et les États membres doivent réagir : il est temps de penser une stratégie autonome de défense des institutions.

Pour punir les fauteurs de troubles dans les rues de Bruxelles, un parti de droite veut interrompre le payement des allocations sociales ou familiales. Cette proposition va à l’encontre des valeurs fondamentales de notre démocratie. Déjà trop souvent perçus comme fraudeurs potentiels, les fauteurs de troubles risquent de se voir couper les vivres, ou plutôt, au vu de leurs revenus, le droit de vivre. De plus, la sanction est collective, elle frappe non seulement le fauteur, mais aussi sa famille.

Le Premier ministre a-t-il menti devant le parlement à propos du budget ? La N-VA et le magazine flamand Knack l’affirment et publient des échanges Whatsapp entre le cabinet du Premier ministre et celui de l’ex-secrétaire d’Etat au budget Eva De Bleeker. Le Premier ministre se défend vigoureusement. La chute d’Eva de Bleeker sonne comme une revanche pour la N-VA. Elle surfe sur une vague favorable depuis et peut même se permettre de déclencher une tempête de Whatsapps. Tempête dans un verre d’eau ?

Le respect de la liberté des élus européens ne peut faire obstacle à leur obligation de déclarer leurs activités extérieures ainsi que les réunions auxquelles ils participent, notamment avec des représentants ou des lobbyistes de pays tiers. Au-delà du seul Parlement, un renforcement du code d’éthique et de lobbying des institutions européennes s’avère vital pour une Union dont les soubresauts du monde soulignent à la fois les fragilités et l’importance.

L’affaire du Greffier conduit à la démission de l’ensemble du bureau du parlement de Wallonie. Une démission contrainte, dans l’amertume et dont certains ne veulent même pas prononcer le nom. Jusqu’au bout l’affaire du greffier aura été un gâchis…Il y a eu trop de chaudières de Carcassonne, de machine à Rata et de Publifin. Il n’y a plus de patience en Wallonie envers la moindre légèreté avec l’argent public. On est entré dans une culture de la méfiance. On en sortira que par une culture de la transparence. Totale.

“Les gens, ici dans le quartier, ils veulent vraiment tourner la page. Vouloir cela, ce n’est pas minimiser ce qui s’est passé. Ce qui s’est passé, c’est grave. C’est gravissime. Mais les gens d’ici en ont assez d’être considérés comme des bêtes curieuses.” “La société a dû devenir plus inclusive. Par peur, par nécessité. Ce qui fait que les ­jeunes Molenbeekois d’aujourd’hui savent que tous n’auront pas leur place mais qu’ils peuvent avoir une place. Ils ­peuvent. Un coin de ciel s’est donc dégagé.”

Doha n’est pas le seul pays à mener un tel lobbying. Régulièrement, les échos se font de la pression de plusieurs pays, sensibles aux prises de position du Parlement européen. Les pressions de la Chine et la Russie, utilisant toutes les méthodes, y compris l’espionnage et l’entrisme, ont été bien décrites récemment. Mais même des pays dit « amis », comme les États-Unis font entendre puissamment leurs voix, convoquant presque les eurodéputés, en cas de mise en danger de ce qu’ils considèrent leurs intérêts

Vous les avez sans doute croisés un jour sans les voir, dans un salon de manucure ou l’arrière-salle d’un restaurant. Ces migrants vietnamiens transitent par nos pays et y sont largement exploités. En 2019, 39 d’entre eux étaient retrouvés morts dans un camion frigo. Ils avaient été découverts près de ­Londres, dans ce qu’on avait appelé la “tragédie de l’Essex”. L’enquête a établi que le camion avait transité par ­Zeebruges et que des passeurs étaient actifs en Belgique.

Les mesures de plus en plus restrictives de plusieurs pays européens pour interdire l’accès à leur territoire et les opinions qui les sous-tendent sont sans effet sur le développement des flux migratoires. Mais il y a de plus en plus de morts sur les routes de l’immigration, en particulier en Méditerranée. La réduction souhaitable du nombre de victimes va de pair avec des politiques plus respectueuses des droits humains.. Analyse avec Christian Jouret et Catherine Withol De Wenden