Pour 2024 l’unitarisme qui revient en force au sud n’aura pas d’équivalent au nord. Ce qui risque d’arriver c’est qu’après un blocage inextricable, les francophones doivent négocier une autonomie accrue sans y être préparé et sans y préparer la population.
Sans base sociale le régionalisme ne sera pas légitime, et sans préparation il risque d’être inefficace. Bref, il risque d’échouer.

La Belgique tente enfin une réponse commune face à l’extension du crime organisé lié à la drogue. Le Premier ministre Alexander De Croo et quatorze bourgmestres de communes urbaines se sont réunis hier pour la première fois. ​La lutte contre la criminalité liée à la drogue ne répond pas seulement à des préoccupations sanitaires et sécuritaires, mais aussi démocratiques.

Depuis des années, le gouvernement de Viktor Orbán est aux prises avec les institutions européennes à Bruxelles. La patience de l’UE est mise à l’épreuve mais osera-t-elle restreindre l’accès de la Hongrie aux fonds européens dans le contexte de la guerre en Ukraine ? Pour le Parlement européen, la Hongrie n’est plus une véritable démocratie.

Danone, Coca-Cola, Ferrero : nombreuses sont les entreprises à s’être engagées à réduire leur impact sur l’environnement, notamment en diminuant la quantité de plastique employée dans l’industrie. Mais les sociétés européennes d’alimentation n’hésitent pas à rompre leurs propres engagements. La plupart des promesses en matière de plastique ne sont pas tenues ou cessent d’être mentionnées par la suite.

Le Conseil supérieur de l’emploi publie un rapport dans lequel il prévient que mettre tous les chômeurs au travail ne permettra pas d’atteindre un taux d’emploi suffisant. L’injonction à augmenter toujours plus le taux d’emploi consiste à mettre la pression pour augmenter le travail à temps partiel, les emplois au rabais et a pour effet de généraliser non pas la sécurité mais la précarité engendrée par le travail.

Peut-on relever les défis du climat sans embêter les gens ? C’est la question du Week-end (oui on en est là !). Question suscitée par le plan air climat déposé par le ministre wallon en charge du climat, Philippe Henry. Ce plan est une mise à jour d’une actualisation d’un catalogue de mesures à prendre pour que la Wallonie atteigne ses objectifs climat en 2030. Il a été en partie construit par des panels citoyens.

Terrible constat de François Gemenne : la mobilisation pour le climat est un échec. Il a cru, en 2019, que l’irruption de la génération Greta Thunberg pourrait faire basculer l’opinion publique. Illusion. Les politiques coupables d’inaction ne font querefléter fidèlement la hiérarchie des préoccupations de la population. Un mouvement social, une pression de la base ? Il n’y croit plus.