Le régime semble être aux abois et il ne répond à la contestation qu’en durcissant la répression. Jusqu’où ira-t-il ? Car pour le moment, cette répression n’a pas été suffisante pour faire taire les opposants. Si les manifestants se font moins entendre, ils n’ont pas cédé et sont au contraire de plus en plus colère contre les autorités, et le régime se sent toujours menacé.

Officiellement, ce virage est censé couper l’herbe sous le pied de l’extrême droite, en lui contestant le monopole des sujets sur lesquels se sont bâtis ses succès électoraux. On peut toutefois y voir les résultats d’un mouvement plus général, observé partout en Europe : la diffusion d’un imaginaire normalement associé à la droite ou à l’extrême droite dans les partis libéraux ou socialistes

Généralement les partis évitent de catégoriser autant l’électorat dans leur communication publique. Mais cela démontre le souhait du CD&V de redevenir le parti des enfants du baby boom. Il y aura donc une bataille des boomers entre surtout le CD&V, le VLD et la N-VA au nord du pays. Il y aura aussi une bataille des jeunes entre le Vlaams Belang, le PTB Groen et Vooruit. Une lutte des classes… d’age.

Water Zinzen est un ancien journaliste de la chaîne publique VRT. « Certes, l’histoire ne se répète jamais de la même façon. On n’entend pas, de nos jours, le bruit des bottes des SS et des SA résonner dans les rues. C’est d’ailleurs presque devenu un cliché : les fascistes actuels s’affichent en costume-cravate. Mais les similarités que relève Verhofstadt n’en sont pas moins stupéfiantes. Et les erreurs qui ont conduit Hitler au pouvoir sont bel et bien répétées.
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Alexandre de Moraes, juge de la cour suprême, a annoncé vendredi qu’il acceptait d’inclure l’ex-président brésilien dans l’une des enquêtes sur l’assaut du parlement dimanche dernier, comme le lui avait demandé plus tôt dans la journée le parquet général. Plusieurs procureurs se demandent si M. Bolsonaro a incité à “l’exécution publique d’un crime”.

Les jusqu’au-boutistes n’ont apparemment cure des problèmes auxquels leurs concitoyens sont confrontés, l’inflation ou les ravages du dérèglement climatique. L’heure est aux représailles tous azimuts contre les démocrates. Ils envisagent même de mettre en cause la police fédérale, les services des impôts et des procureurs fédéraux auxquels ils dénient le droit d’enquêter sur Donald Trump, malgré les soupçons qui pèsent sur lui.

Certains diront que cet épisode est exceptionnel, et ne représente pas la culture du Parlement européen. C’est vrai et faux. Vrai, parce qu’il est rare qu’on tombe dans une affaire sur 1.500.000 euros en cash non déclarés. Faux, car la plupart des parlementaires sont seulement plus malins que Kaili. Ils utilisent d’autres méthodes, moins visibles, pour vendre leurs services.

Envoyer l’armée, chargée de la défense du territoire est une réaction de panique à ce constat terrifiant. Envoyer l’armée pour faire régner l’ordre c’est ce que font souvent les Etats-voyous ou les narcos-Etats, ce n’est pas bon signe. Il est évident que ce n’est pas l’armée qui doit revenir dans les rues d’Anvers, c’est l’Etat, ce sont les magistrats, ce sont les fonctionnaires, ce sont les policiers, c’est le droit. Si on veut ne pas être un État de voyous il faut d’abord qu’on mette tout en œuvre pour ne pas être un État voyou.

Pour Engie il n’y avait donc plus de perspectives de développement dans l’atome dès 2017 : le parc est vieillissant et la gestion des déchets est un puits sans fond qui se creuse d’année en année de plusieurs dizaines de milliard d’euros . L’Etat devient donc propriétaire de réacteurs nucléaires au pire moment de l’histoire de la filière. Au moment où le privé voit plus les risques et les externalités négatives que les profits.