Il faut réfléchir au fait que les démocraties ont trop souvent oublié les aspects sociaux et sont restées impuissantes et/ou passives face à l’accroissement des inégalités. On a oublié le social. Les démocraties doivent également être des démocraties sociales si on veut qu’elles s’enracinent et elles doivent ne plus accepter, comme elles le font passivement, le mensonge comme mode d’action.

Le gouvernement flamand a rassemblé, au total, deux millions d’euros en aides à l’émission télévisée de Tom Waes intitulée L’histoire de la Flandre — à coups de rabots tous azimuts : culture, tourisme et enseignement. Pour l’opposition, la pilule est difficile à avaler : « Quand il s’agit de faire de la propagande nationaliste, les fonds ne manquent pas, visiblement. »

Élu dans la douleur, donc, McCarthy incarne la faiblesse politique, dans la forme étant donné les circonstances de sa désignation, mais aussi probablement dans le fond car il a, pour gagner, vidé la fonction de speaker d’une bonne partie de ses pouvoirs. La discipline de vote à droite, c’est terminé. Et c’est bien une autorisation à l’obstruction que le successeur de Nancy Pelosi a accordée aux anti-système dont le but est de bloquer l’État et le fonctionnement parlementaire et gouvernemental.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis, les technologies de surveillance de masse n’ont cessé de se développer. Au nom de la lutte contre le terrorisme, de nombreux pays ont mis en place des outils pour capter massivement des données sur leur population. Dans les pays autoritaires, il s’agit surtout de réprimer les opposants. Dans les démocraties, les autorités sont aussi tentées par ce qu’elles qualifient volontiers de « solutions techniques ».

« Il y a une incompatibilité fondamentale entre le système d’économie de marché et la remédiation écologique. On est déchiré entre un narcissisme consumériste de plus en plus important, révélé par cette inflation, et des défis qui vont annihiler ce que nous cherchons aujourd’hui. On est déchiré entre un présent dont on veut profiter jusqu’à la dernière goutte et un futur dont on sait qu’il est remis en cause par l’écologie. »

our asseoir son pouvoir au parlement israélien, pour échapper aux poursuites judiciaires dont il fait l’objet, Nétanyahou a multiplié les concessions au « camp des colons ». Il inaugure une première : 55 ans après le début de l’occupation de la Cisjordanie, l’armée israélienne est dépossédée de sa maîtrise absolue des opérations sur la totalité des territoires occupés. Le nouveau ministre des finances, Betzalel Somtrich, de l’extrême droite la plus radicale, aura en main toutes les activités civiles en Cisjordanie — comprendre en premier lieu l’extension de la colonisation.

En janvier, la Suède sera en tête de la présidence tournante du Conseil de l’UE pour six mois. « La présidence de la Suède va commencer à un moment où l’Union européenne est confrontée à des défis sans précédent. Une Europe plus verte, plus sûre et plus libre est au cœur de nos priorités », a déclaré le premier ministre suédois. C’est sans compter sans la réalité politique suédoise. En effet, son gouvernement de coalition de centre droit est soutenu par les Démocrates de Suède (Sverigedemokraterna), le parti d’extrême droite.

La commission chargée d’enquêter sur l’assaut du Capitole, survenu en janvier 2021, a recommandé à la justice de poursuivre l’ex-président. Le Parti républicain se trouve incapable de s’opposer au nom des principes à Donald Trump qui n’a cessé de les entraîner par le fond depuis qu’il est devenu leur mentor. Les menaces les plus graves pour la démocratie américaine viennent aujourd’hui d’une extrême droite suprémaciste dont Donald Trump a banalisé les ressorts rhétoriques.

Après quatre années de négociations difficiles, dix jours et une nuit de marathon diplomatique, plus de 190 Etats sont parvenus à un accord sous l’égide de la Chine, présidente de la COP15, malgré une opposition de la République démocratique du Congo. Un accord historique à Montréal pour tenter d’enrayer la destruction de la biodiversité et de ses ressources, indispensables à l’humanité.

La guerre en Ukraine va-t-elle souder l’Europe face à un adversaire russe dont la brutalité et le mépris du droit sont aux antipodes des valeurs sur lesquelles l’Europe prétend se construire ? Face à la Russie, une identité politique européenne est-elle en train de naître ? La Russie va- t-elle engendrer ce patriotisme européen que les attaques terroristes n’ont jamais réussi à produire ?

Les prises de position du milliardaire, tout comme sa gestion du réseau social, témoignent d’une ligne résolument favorable au conservatisme extrémiste et à la complosphère. Celui qui expliquait il y a quelques semaines avoir procédé à cette acquisition pour aider l’humanité, en bon techno-solutionniste messianique, révèle peu à peu un autre objectif: la lutte contre tout ce qui touche de près ou de loin au progressisme et la promotion du confusionnisme apprécié des sphères de l’alt-right.