Le débat fait rage depuis plus de 30 ans. Doit-on autoriser le port du voile dans les institutions publiques ? Ce mardi, la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) a annoncé que la Stib allait accepter le port de certains signes convictionnels « dans certaines conditions ». Ces déclarations ont mis le feu aux poudres dans ce débat politique où les différents partis se déchirent sur la question. Pour Corinne Torrekens,. on assiste à un glissement sémantique entre islam et islamisme. Ce qui est relatif à l’islam devient de l’islamisme

La question du port du foulard fait moins de vagues au nord qu’au sud du pays. Ces deux affaires ont relancé de plus belle le débat sur le voile chez les francophones, que ce soit à gauche ou à droite. Mais au nord du pays, l’approche est assez différente. Certaines personnalités politiques ont réagi mais globalement, le ton est plus calme. Sauf exception, les partis se montrent beaucoup moins divisés qu’au sud.

l est clair que l’Europe bénéficie depuis longtemps d’un multilatéralisme ancré dans le droit international et des institutions qui le défendent. Aujourd’hui, à une époque où l’ordre multilatéral est de plus en plus remis en question comme l’est un système judiciaire indépendant dans de nombreux coins du monde et en Europe même, préserver la légitimité et le mandat de la CPI devient un impératif.

Le temps est donc venu de produire les narratifs de demain. Ceux qui sauront susciter le désir des femmes et des hommes pour un autre monde, soutenable celui-ci, qui pourrait s’appuyer sur les grands principes qui régissent la nature, et qui a porté la preuve de sa capacité de résilience depuis plus de 3,8 milliards d’années. Cela suppose une mobilisation inédite d’artistes, d’auteurs, de philosophes, de politiques et de citoyens pour proposer la vision d’un monde coopératif, frugal en énergie et économe en ressources.

Cette affaire touche à l’essence même de la politique Bruxelloise, cette idée que Bruxelles est mal servie dans le fédéralisme. Que Bruxelles est traitée de manière « utilitariste » par les autres sans penser à ses habitants. L’essence bruxelloise précède son existence, puisque c’est ce sentiment de manque de reconnaissance qui est à l’origine de la création de la Région (c’est au fond aussi le cas des deux autres). Aujourd’hui ce sentiment est toujours très présent. Bruxelles estime ne pas être traitée à l’égal des autres Régions, que Bruxelles est une sous-région.
C’est existentiel, mais c’est aussi actuel.

Les institutions financières des pays européens ont financé des sociétés productrices d’huile de palme responsables d’incendies et probablement de la déforestation illégale en Indonésie, Au cours des sept dernières années, les bailleurs de fonds de l’UE, du Royaume-Uni, de la Suisse, de la Norvège et d’Andorre ont acheminé des sommes importantes vers les producteurs d’huile de palme, qui s’approvisionnent en matières premières dans des plantations où la végétation a été incendiée à plusieurs reprises, en violation de la loi indonésienne. La superficie totale touchée par les incendies de 2015 à 2019 équivaut à 112 687 hectares .

Durant six mois, GPT-3, l’intelligence artificielle mise au point par l’organisme OpenAI, a produit des fake news sous la forme de tweets aussi précis sur le fond que bien tournés sur la forme. Une expérience réalisée par une équipe de chercheurs de l’université Georgetown, qui vient de publier les conclusions de son étude.

En Israël, la fin du règne de Benjamin Netanyahu n’a jamais paru si proche. Mais rien n’est fait. Malgré le ralliement de poids du héraut de la droite radicale Naftali Bennett, Yaïr Lapid, centriste à la tête de l’opposition israélienne, a encore quatre députés à rallier pour former une coalition capable de tourner la page de l’ère Netanyahu. Son mandat, reçu début mai du président Reuven Rivlin après l’échec de Netanyahu à former une coalition, court jusqu’à ce soiri, 23H59 (22H59 heure belge).

Le clan Koch finance désormais conséquemment le paysage politique et métapolitique états-unien, par le biais de ses multiples œuvres philanthropiques (889 millions de dollars pour la campagne de 2016 de Donald Trump), afin d’imposer leur idéologie. C’’est donc peu dire que le président Biden est en droit de s’inquiéter de l’avenir de ses futures politiques sociales – si elles sont menées à leur terme…

Depuis environ 10 ans, la Grande Bretagne détient un prisonnier politique de marque – Julian Assange, lanceur d’alerte hautement distingué par une série de prix internationaux, arrêté sous des allégations suédoises qui se sont avérées fausses, enlevé de force de l’ambassade de l’Equateur à Londres, incarcéré dans une prison de haute sécurité près de Londres, objet d’un procès aussi politique que les récents procès russes contre des opposants comme Alexeï Navalny. Concernant l’opposant biélorusse, les institutions européennes ont décidé d’appliquer des sanctions, en demandant la libération immédiate du journaliste-bloggeur. Peut-on maintenant s’attendre à ce que Bruxelles décide des mêmes sanctions contre la Grande Bretagne ?

Rappelons, pour poser les enjeux, que la Belgique se définit comme un État neutre : il reconnaît et finance plusieurs religions et aussi une philosophie non-confessionnelle comme le courant laïque. Ou bientôt le bouddhisme : c’est dans l’accord de gouvernement De Croo, le bouddhisme sera reconnu sous cette législature. Le débat s’est enflammé depuis plusieurs semaines, surtout à Bruxelles, à cause d’une décision de justice.

Comment justifier que les connaissances et produits d’une recherche scientifique largement financée sur fonds publics soient aujourd’hui majoritairement brevetés et les gains privatisés ? En théorie, les chercheurs travaillant au sein des universités disposent toujours de leur liberté académique. Toutefois, en pratique, face aux nouvelles normes imposées via le financement de la recherche, refuser de « breveter le Soleil » s’apparente à un suicide professionnel.