Un paria dans son propre pays : c’est en ces termes que s’est décrit l’écrivain néerlandais Abdelkader Benali après le déferlement de généralisations et de commentaires racistes qu’a suscité, sur le cloaque qu’est devenu Twitter, sa réaction aux échauffourées survenues après le match de la Coupe du monde entre la Belgique et le Maroc. « On assimile toute une population aux méfaits d’un petit groupe »

La menace du terrorisme d’extrême droite est à nouveau au sommet de l’actualité. Un projet d’attentat a été déjoué, un suspect est décédé lors d’une fusillade avec la police. A chaque acte de violence de l’extrême droite certains pensent que cela pourrait être défavorable aux partis d’extrême droite comme le Vlaams Belang. Mais si l’on regarde dans le passé on peut remarquer que ce n’est pas le cas. Pire même, c’est l’inverse.

Elle fut longtemps le symbole des partis rouges, mais aujourd’hui quasi toutes les couleurs politiques revendiquent la Fête du travail. Les libéraux francophones tentent donc de débaucher des électeurs du PS; le Vlaams Blok en fait de même avec le parti socialiste flamand, ce qui démontre que l’adoption des symboles de l’autre reflète la stratégie électorale des partis. La lutte pour les symboles symbolise la lutte pour les électeurs.