La mort brutale d’une journaliste que tous les Palestiniens connaissaient risque d’enflammer une situation très tendue. Affrontements sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem, évictions de Palestiniens de leurs maisons, assassinats d’Israéliens dans plusieurs villes ces dernières semaines… Tel est le lot quotidien d’une région sans paix, sans perspective de paix.

L’emprise du numérique sur nos existences contribue à une perte tendancielle du taux de confiance des individus dans les institutions. S’est progressivement imposée sous nos yeux, à bas bruit, une conviction d’une tout autre nature, selon laquelle ce qui compte, ce n’est plus tant la recherche de la vérité que l’affirmation de soi. L’identité plutôt que la vérité.

Les historiens n’ont eu accès qu’aux sources écrites, l’implication réelle de la France au Rwanda demeure un secret d’Etat et bien des questions demeurent sans réponse. A Kigali, en ces jours de retrouvailles, il n’est pas de bon ton de rouvrir ces pages tâchées de sang, de poser ces questions demeurées sans réponse, de rappeler plus d’un quart de siècle de désinformation.
Mais les relations de la France avec le Rwanda, de la France avec l’Afrique, ne seront réellement apaisées qu’au moment où toute la vérité sera dite.