Au lendemain de l’attentat d’Istiqlal, le récit du ministre Suleyman Soylu coche toutes les cases du narratif électoral pointant l’ennemi intйrieur, kurde, et les ennemis extérieurs, Grèce et Etats-Unis. Recep Tayyip Erdogan a promis de lancer « bientôt » une opération terrestre contre les combattants kurdes du nord de la Syrie. La Russie et les Etats-Unis l’appellent à la retenue. Mais Erdogan somme Washington de cesser tout soutien aux YPG, la milice kurde

Quatre-vingt-douze migrants ont été retrouvés nus, et pour certains blessés, le vendredi 14 octobre, après avoir été forcés à traverser la rivière Évros depuis la Turquie vers la Grèce. Les autorités grecques ont déclaré dimanche que ces hommes avaient été transportés au-delà de la frontière par trois véhicules de l’armée turque, et qu’ils avaient immédiatement reçu des vêtements, de la nourriture et les premiers soins.

Les Kurdes, tant qu’ils combattaient pour nous « Daesh », étaient respectés. Il faut dire que sans les combattants kurdes, le « khalifat » de « Daesh » serait aujourd’hui une réalité. Mais aujourd’hui, nous n’avons plus besoin des Kurdes, donc, personne ne réagit aux attaques aériennes turques sur des régions kurdes en Irak. Mais bombarder des régions situées dans un pays voisin, cela ne s’appelle pas une attaque guerrière ? Comme celle de Poutine sur l’Ukraine ? Pourquoi personne ne s’insurge contre cette nouvelle violation turque du droit international ?

L’offensive réactionnaire affecte nos représentations de l’autre, sa propre humanité – et la nôtre. Les vagues successives d’émigration qui viennent s’écraser sur les frontières européennes et la déshumanisation de la figure du migrant sonnent comme autant d’interpellations existentielles : Nous Européens, qui sommes-nous ? Que sommes-nous devenus ?

D’après un rapport des Nations unies publié en mars dernier, des attaques de drones sans aucune intervention humaine ont été recensées en Libye. On ne sait pas s’il y a eu des victimes, mais cet événement prouverait que les tentatives de réguler les robots “Car le problème est là : aucun texte ne régit [leur] utilisation à l’échelle internationale même si des discussions sont en cours depuis de longues années”, confirme Le Soir depuis la Belgique, pays qui préside actuellement le Groupe d’experts internationaux (GGE).tueurs ont déjà un train de retard.

Au pouvoir depuis 2014, le président turc Recep Tayyip Erdoğan commence à voir ses rêves de grandeur impérialiste s’envoler. Celui qui, jusqu’à présent, menait impunément une politique islamiste et nationaliste de répression violente, est la cible d’un nouveau mouvement d’opposition incarné par les femmes et les universitaires. Récit d’une nouvelle respiration démocratique dans une société turque de plus en plus clivée.