Selon l’Anti-Defamation League (ADL), ONG anti-raciste amйricaine, entre 2010 et 2020, un peu plus de 75% des personnes tuйes aux Йtats-Unis lors de meurtres commis par des extrйmistes ont йtй victimes de membres de l’extrкme droite, soit 323 morts sur 429. Ici encore, l’idйologie suprйmaciste blanche est mise en cause dans une large majoritй de ces dйcиs avec 248 victimes, soit 58% de l’ensemble а elle seule.

l est clair que l’Europe bénéficie depuis longtemps d’un multilatéralisme ancré dans le droit international et des institutions qui le défendent. Aujourd’hui, à une époque où l’ordre multilatéral est de plus en plus remis en question comme l’est un système judiciaire indépendant dans de nombreux coins du monde et en Europe même, préserver la légitimité et le mandat de la CPI devient un impératif.

Biden avait présenté en juillet 2020 un programme climatique de 2000 milliards de dollars, avec de nombreux engagements pour une révolution de l’énergie propre, et des propositions beaucoup plus larges inspirées du Green New Deal d’Alexandria Occasio-Cortez, incluant donc la lutte contre les inégalités économiques, sociales et raciales américaines au cœur d’une ambition transformatrice plus large.

L’Amérique, ce sont deux cultures dans une nation. La première de ces cultures apporta l’esclavage, le génocide des Américains natifs, les lois « Jim Crow » imposant la suprématie blanche, et la brutalité, les mensonges, la cruauté de l’ancien président Donald Trump, qui trouvèrent leur expression paroxystique dans l’assaut contre le Capitole du 6 janvier. L’autre culture apporta l’émancipation, le mouvement des droits civiques, le président Barack Obama et, aujourd’hui, l’élection de Joe Biden. La culture suprémaciste blanche – à laquelle adhère, en Amérique, une minorité qui va en s’étrécissant – a toujours fondé son pouvoir sur la violence et sur les restrictions du droit de vote. C’est la raison pour laquelle la bataille actuelle sur le droit de vote engage l’avenir de l’Amérique.