Le président américain Joe Biden n’a cessé de présenter la rivalité entre son pays et la Chine comme une bataille entre la démocratie et l’autocratie, un affrontement idéologique évocateur de la guerre froide. Cette analogie est inexacte – les États-Unis et la Chine sont en compétition pour la suprématie stratégique mondiale – et exclut pratiquement toute résolution des différends.

Benyamin Netanyahou ne sera bientôt plus Premier ministre d’Israël. Après 12 années au pouvoir, quel pays laissera-t-il derrière lui ? Netanyahou n’a pas toujours été cet incorrigible jusqu’au-boutiste que ses opposants (notamment en dehors d’Israël) voient en lui. Mais, la conservation du pouvoir a toujours revêtu une importance première pour Netanyahou, qui a par conséquent eu tendance à se concentrer davantage sur la séduction de sa base électorale que sur l’intérêt national.

La soudaine irruption de violence à l’extérieur et à l’intérieur des frontières israéliennes a pris par surprise une nation qui se berçait d’illusions. Au cours des douze années du mandat de Premier ministre de Benyamin Nétanyahou, le problème palestinien a été enterré et oublié. Les récents accords d’Abraham, établissant des relations diplomatiques avec quatre États arabes, semblaient avoir affaibli un peu plus la cause palestinienne. Elle resurgit avec d’autant plus de force.