« Les États-Unis se dirigent vers leur plus grande crise politique et constitutionnelle depuis la guerre de Sécession avec, au cours des trois à quatre prochaines années, des perspectives crédibles de violences de masse, de rupture de l’autorité fédérale et de division du pays en enclaves républicaines et démocrates », a récemment déclaré le politologue conservateur Robert Kagan dans un long éditorial publié par le Washington Post et qui, depuis, n’en finit pas d’alimenter le débat.

«Les États-Unis vont vers leur plus grave crise politique et constitutionnelle depuis la guerre ​​de Sécession et on peut raisonnablement imaginer qu’ils pourraient connaître, ces trois ou quatre prochaines années, des troubles tels que violences généralisées, effondrement de l’autorité fédérale et division du pays entre enclaves rouges et bleues qui se font la guerre.»
Telle est l’attaque d’un papier explosif paru le 23 septembre dans le Washington Post et signé Robert Kagan. Jusqu’en 2016, c’était l’un des stratèges en politique étrangère les plus influents au sein du Parti républicain.