« Jamais depuis la disparition de l’Union soviétique en 1991 la compétition entre grandes puissances fut à ce point au cœur des relations internationales. La rivalité Pékin-Washington a également des conséquences planétaires ». Le point de vue de Barthélémy Courmont, enseignant-chercheur à l’Université catholique de Lille. Dans ce décor, l’Europe est sollicitée pour désigner un adversaire commun, un « rival systémique », et recomposer un front qui rappelle l’opposition qui divisa le Vieux Continent pendant près d’un demi-siècle.