Nouveau record pour le pôle Sud. Un pic de chaleur de –11,5°C a été enregistré vendredi 18 mars par la station de recherche franco-italienne Concordia, installée à plus de 3000 mètres d’altitude en Antarctique. C’est 40°C de plus que les températures de saison qui gravitent autour des –55°C. « Moins 11°C pour un mois de mars, c’est du jamais vu », s’alarme Gerhard Krinner, directeur de recherche au CNRS et glaciologue spécialiste du climat polaire. C’est en effet un record absolu tous mois confondus pour le pôle Sud, détrônant les –13,7°C atteints le 17 décembre 2016.

« Votre maison est en feu ». Voilà le surnom plus qu’évocateur donné au dernier rapport du GIEC*, paru le lundi 28 février. Proposé comme titre alternatif par une des autrices au « Changement climatique 2022 : Impacts, adaptation et vulnérabilité », c’est surtout un écho au discours de la jeune militante suédoise Greta Thunberg donné à l’occasion du Forum de Davos en 2019, qui appelait alors les dirigeants du monde entier à limiter à tout prix les impacts du réchauffement climatique pour protéger la biodiversité et les populations.

Deux chercheurs, Doug Koplow et Ronald Steenblik, viennent de publier une йtude dans laquelle on apprend que les pays qui prétendent mettre tout en oeuvre pour réduire les émissions de CO2 subventionnent а hauteur de 1.800 milliards de dollars –soit 2% du PIB mondial– les industries les plus polluantes des secteurs du charbon, du pétrole, du gaz ou encore de l’agriculture.

Les gouvernements du G20 ont l’impératif moral d’adopter les moyens nécessaires à la sécurité climatique, c’est-à-dire à une fin dont ils ont convenu ensemble. Leurs pays totalisent environ 80 % de la production mondiale et des émissions de CO2. Un accord entre ces gouvernements – suivi d’actions concrètes, concernant notamment la corruption dans chacun de leurs pays – peut changer la trajectoire des changements climatiques dans le monde.

L’ONU s’inquiète notamment de voir des pays comme la Chine ne pas revoir à la hausse leurs objectifs fixés lors de l’Accord de Paris, ce qui rend l’objectif de +1,5°C inatteignable. Les engagements déposés par les États signataires de l’Accord de Paris mènent le monde vers un réchauffement «catastrophique» de +2,7°C, très loin de l’objectif de 1,5°C espéré pour limiter les retombées destructrices du réchauffement, s’est alarmée l’Onu à six semaines de la COP26.

Ces personnes déplacées internes sont maintenant deux fois plus nombreuses que les 26 millions de réfugiés, qui, eux, traversent une frontière internationale pour tenter de se mettre à l’abri. Si les personnes fuyant les désastres naturels reviennent en général assez rapidement chez eux pour reconstruire, il n’en va pas de même pour ceux qui fuient la guerre ou les violences. Leur exil est, en général, beaucoup plus long. Sur les 55 millions de personnes déplacées, 38 millions avaient fui combats et violences

Depuis le début de la présidence Bolsonaro, en 2019, la déforestation en Amazonie n’a cessé de s’accélérer, facilitée par l’absence de surveillance, selon un rapport réalisé par des universitaires et des experts d’ONG dont le WWF. Sous la pression internationale, le gouvernement brésilien d’extrême-droite a promis de stopper les activités illégales, mais il est en train de faire voter de nouvelles mesures qui vont renforcer l’absence actuelle de surveillance et de sanctions contre les crimes environnementaux.