L’accord sur le marché du travail conclu hier est une étape importante pour le gouvernement De Croo. Il y a deux manières de mesurer la nature d’un compromis à la belge. Soit tout le monde est satisfait parce que tout le monde a gagné, soit tout le monde est fâché parce que tout le monde a perdu.Toute la question maintenant, c’est d’observer la dynamique entre les syndicats et le gouvernement.

Si Paul Magnette est sincère, et souhaite par cette provocation que le PS se positionne comme le protecteur des citoyens contre les excès du capitalisme numérique, il faut que sa déclaration soit suivie de décisions concrètes en ce sens. Sur la flexibilité du travail, le statut de l’économie de plateforme, sur l’extension de l’aéroport de Liège, la protection de la vie privée. Si ça n’arrive pas, alors même l’hypothèse de la sincérité s’effondrera.

Nouvelle polémique au Fédéral. Cette fois-ci, il est question de possibilité d’octroyer des allocations de chômage aux salariés qui veulent démissionner pour se former à un métier en pénurie. De quoi alimenter le cabinet à disputes. Cette contradiction est consubstantielle de la politique. C’est l’équilibre à trouver entre la conflictualité et l’efficacité qui est en jeu. Cet équilibre, la Vivaldi ne l’a pas encore trouvé.