Le procès des attaques terroristes doit s’ouvrir mercredi 8 septembre. Ce temps de justice est la réponse des démocraties à la violence terroriste. Neuf mois d’audience prévus devant la cour d’assises spéciale de Paris, une salle construite à l’intérieur du Palais de justice, sur l’île de la Cité, un procès filmé pour l’histoire, des mesures de sécurité exceptionnelles vont fournir le cadre d’un événement judiciaire à la mesure du choc infligé à la nation par cette nuit de barbarie.

Depuis environ 10 ans, la Grande Bretagne détient un prisonnier politique de marque – Julian Assange, lanceur d’alerte hautement distingué par une série de prix internationaux, arrêté sous des allégations suédoises qui se sont avérées fausses, enlevé de force de l’ambassade de l’Equateur à Londres, incarcéré dans une prison de haute sécurité près de Londres, objet d’un procès aussi politique que les récents procès russes contre des opposants comme Alexeï Navalny. Concernant l’opposant biélorusse, les institutions européennes ont décidé d’appliquer des sanctions, en demandant la libération immédiate du journaliste-bloggeur. Peut-on maintenant s’attendre à ce que Bruxelles décide des mêmes sanctions contre la Grande Bretagne ?