Les spécialistes de la stratégie géopolitique considèrent le monde comme un jeu à somme nulle. Les États-nations se font concurrence pour gagner en puissance – capacité à influer sur les autres et à poursuivre ouvertement leurs propres intérêts – qui est une notion nécessairement relative. Si un pays gagne en puissance, son adversaire en perd de son côté. Un tel monde est inévitablement conflictuel, les grandes puissances (États-Unis) ou les puissances montantes (Chine) se disputant une domination régionale et mondiale.

Une « approche radicale », c’est parfois enthousiasmant. Des « propos radicaux », ou « l’islam radical », c’est toujours dangereux… Vague, paré de connotations contradictoires, le mot hante depuis toujours l’histoire politique, ne faisant qu’ajouter à la confusion du débat. Il est vrai que dans l’histoire politique, il a toujours été assez élastique. Les centristes s’en sont prévalus autant que les extrêmes.

de quoi Zemmour est-il le nom ? On lui cherche des alter ego à l’étranger ou dans l’histoire. Le polémiste ne cache pas son admiration pour Boris Johnson, quand certains de ses soutiens dressent le parallèle avec Donald Trump. L’historien Gérard Noiriel, lui, l’a comparé, dans un livre, Le venin dans la plume, au journaliste antisémite et nationaliste Édouard Drumont. Gérard Noiriel, historien et directeur d’études à l’EHESS, interviewé par Frédéric Says, replace le discours de Zemmour dans son contexte pour comprendre d’où il vient et ce qu’il peut avoir comme effets.

Elon Musk a lourdement secoué le marché des cryptomonnaies en publiant une série de tweets dans lesquels il a critiqué très ouvertement le Bitcoin. Le 12 mai, le milliardaire a annoncé que Tesla n’accepterait plus le Bitcoin comme moyen de paiement, en justifiant cette décision par le fait que le Bitcoin se basait sur une technologie extrêmement énergivore. Le tweet du milliardaire a causé une chute brutale de 15% du cours de la cryptomonnaie.

L’image du trio Erdogan/Michel/von der Leyen à Ankara a choqué le public européen, réaction très normale. Comme souvent dans les affaires européennes, la réalité est multiple et complexe. L’image cache aussi une dégénérescence importante de la politique étrangère de l’Europe, fort paradoxale au moment où tout le monde souligne les menaces plus grandes qui pèsent sur elle. Ankara ne constitue hélas qu’un symptôme d’une dérive répétée.