En un peu plus de deux mois, deux mouvements de masse spontanés sont venus bousculer deux régimes totalitaires. La Chine et l’Iran sont deux pays très différents, au-delà de l’autoritarisme, et pourtant il y a de nombreux points communs dans ces deux soulèvements. Entre l’Iran et la Chine, deux pays très différents, il faut comparer les mouvements spontanés en cours pour comprendre comment naissent les révolutions quand il n’y a aucun espace politique. Dans les deux cas, les jeunes sont en première ligne.

Des dizaines de manifestations ont eu lieu ce weekend en Chine, pour protester contre les restrictions anti-Covid, mais aussi, souvent, conspuer le président Xi Jinping. Un défi inattendu pour le pouvoir enfermé dans sa stratégie de « zero Covid ».Personne n’avait vu venir cette crise. Certainement pas Xi Jinping, qui sort d’un 20ème Congrès du Parti communiste chinois triomphal, qui lui a permis de verrouiller son pouvoir à la tête de la Chine.

Le Parlement européen a adopté par 494 voix pour, 58 contre et 44 abstentions une résolution qualifiant la Russie d’« État promoteur du terrorisme » ; les États sont plus réticents à s’engager sur cette voie car ils ne veulent pas se lier les mains. Pour autant, cette posture morale n’est pas facile à traduire en actes diplomatiques par les États.

De quoi Elon Musk est-il le nom ? Pas un jour sans que le milliardaire américain, patron des voitures Tesla et du lanceur Space X, ne fasse parler de lui. Excentrique et avide de publicité, il l’est assurément ; mais il faut aussi le prendre au sérieux, car il incarne une évolution significative, l’irruption du privé dans des domaines inhabituels. En proposant un plan de paix pour l’Ukraine, Elon Musk s’est attiré les foudres des dirigeants ukrainiens qui n’ont pas apprécié ; une « privatisation » de la diplomatie aux aspects inquiétants.

Lula est donné vainqueur dans les sondages, mais Bolsonaro dénonce par avance la triche, à la manière de Donald Trump. Cette élection à haut risque est un test pour la démocratie brésilienne mais aussi au-delà. L’
histoire récente montre que si les populistes ou antisystèmes expriment une vraie colère, ils ne parviennent pas y apporter de réponses une fois aux affaires. L’alternance démocratique est alors là pour les dégager. A condition que la démocratie soit respectée : dans le climat mondial actuel, ce n’est pas garanti.