Greta Thunberg n’est pas « pour le nucléaire » puisqu’elle considère simplement que c’est un moindre mal par rapport au charbon, et soutient les énergies renouvelables. Par ailleurs, les propos de la militante ne sont pas nouveaux. « Greta Thunberg a d’ailleurs répondu au détournement de ses propos dans un tweet le 19 octobre : « C’est important de se méfier de ceux qui n’écoutent les vérités qui dérangent, que lorsque ça correspond à leur vision. Pour s’attaquer à cette crise, ne retenir que certains aspects, présenter des propos hors de leur contexte en ignorant le reste ne nous mènera nulle part »

La Russie a essuyé une nouvelle humiliation avec l’explosion qui a visé le pont jeté sur le détroit de Kertch, le 8 octobre. Il était le symbole triomphant de l’annexion unilatérale et illégale de la Crimée, le voici devenu l’illustration d’une ambition impériale mal en point. Cette humiliation ne peut que raviver les discours les plus extrêmes sur les plateaux de télévision russes, où la propagande la plus folle se déverse au quotidien. La menace d’un recours à l’arme nucléaire y figure en bonne place.

L’agression russe à l’égard de l’Ukraine met l’Europe au défi de réagir. Au centre de l’action d’une Union européenne militairement faible, mais économiquement puissante : des sanctions économiques. Tandis qu’une foule de mesures est prise, allant de l’exclusion du système d’échanges bancaires à une cessation de collaboration avec toutes les institutions publiques russes, la question de l’arrêt des importations d’hydrocarbures revient de manière lancinante.

Sans nucléaire, la société écologique d’Ecolo risque de coûter un prix trop élevé et s’avérer insoutenable pour de nombreuses entreprises et citoyens. Mais, au même moment il devient clair aussi que la société productiviste du MR ne peut plus espérer s’approvisionner naïvement en matière première comme avant dans un monde devenu instable et marqué par la rareté des ressources. Il y a donc un momentum, historique, pour les partis qui représentent ces courants au sein de la Vivaldi pour atterrir et offrir au citoyen belge une perspective d’avenir. Oui, comme disait Lenine il y a des semaines, ou des décennies se produisent.

Serait-ce le retour des Dr Folamour ? En tout cas, en agitant le grelot de la « dissuasion » pour tenter de se sortir du guêpier ukrainien et faire face aux sanctions, boycott et condamnations venues de partout, Vladimir Poutine peut se vanter d’avoir « réveillé » le spectre de l’ex-guerre froide, et soudain internationalisé ce qui s’annonçait comme une guerre essentiellement régionale, aux marches — et non pas au cœur — de l’Europe.