Que ses créateurs le veuillent ou non, lorsqu’il sera entièrement rendu public, l’outil finira par revendiquer une autorité qui concurrencera une page Wikipédia écrite de manière critique. En d’autres termes, les gens se forgeront un jour des opinions sur la base d’informations fournies par une technologie d’IA qui prétend faire preuve d’impartialité alors qu’elle demeure imparfaite sur des sujets tels que le racisme en politique et la question palestinienne – bien plus que ce que l’intervention humaine ne peut résoudre.

Sur Internet, il est devenu quasi impossible de ne pas être espionné ou suivi par les géants du secteur, Google en tête. En effet, vos goûts, vos intérêts, ce que vous lisez, achetez ou même où vous vous trouvez géographiquement intéressent grandement les sociétés spécialisées dans la publicité.Des sociétés, dont Google et Microsoft, vendent vos données personnelles récoltées sur le Net des centaines de fois par jour aux annonceurs.

Internet s’apprête à passer la troisième. Plusieurs géants de la technologie, veulent bâtir un « métavers », un méta-univers numérique où la frontière entre le réel et le virtuel se brouille, jusqu’à disparaître complètement. Le groupe Facebook, en première ligne, a notamment annoncé lundi 18 octobre, la création de 10 000 emplois dans l’Union européenne pour développer le « métavers ». A quoi ce métavers peut-il ressembler ? Que pourra-t-on y faire de plus que sur l’internet actuel