Le journal russe indépendant « Novaïa Gazeta » a tenu trente-deux jours après le déclenchement du conflit en Ukraine, malgré la censure de l’Etat russe. Mais une partie de la rédaction a dû quitter le pays et a lancé « Novaïa Gazeta. Europe ». »e 24 février 2022, date de l’invasion russe en Ukraine, est l’événement principal de notre génération – une catastrophe sans équivalent. Nous devons construire des médias, des universités et des projets politiques qui rendront impossible la répétition de cette tragédie. »

Dans Kyiv assiégée, ou presque, Volodymyr Zelinski reçoit les télévisions européennes. Après les salutations d’usage, – « Monsieur le président, comment allez-vous ? Vous dormez bien ? Avez-vous du temps pour votre famille ? Avez-vous le temps de lire ? » – Agnès Vahramian (France 2) pose à Zelenski « la » question : « Comprenez-vous que les Européens ne souhaitent pas entrer en guerre contre une puissance nucléaire ? » Question qui fâche, et ne fera pourtant pas obstacle à un selfie souriant après l’entretien.

Les Suisse Secrets s’inscrivent dans la continuité des révélations des Panama Papers et des Paradise Papers. Cette fois, ce nouveau scandale se singularise : il s’agit d’une grande banque située en plein cœur de l’Europe, dans l’un des pays les plus prospères au monde, un pays où l’« Etat de droit » est censé régner en maître. La Suisse menace même les journalistes et autres personnes susceptibles d’obtenir des informations qui seraient tentés de lever le voile sur ce qui se trame dans l’ombre de son système financier.

Professeure de science politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Frédérique Matonti publie Comment sommes-nous devenus réacs ? (Fayard, novembre 2021), essai dans lequel elle montre comment le débat public est passé d’une dominante « rouge » à « brune » en moins de quarante ans, avec nombre de voix de gauche reprenant les thèmes naguère réservés à la seule extrême-droite. Entretien.

de quoi Zemmour est-il le nom ? On lui cherche des alter ego à l’étranger ou dans l’histoire. Le polémiste ne cache pas son admiration pour Boris Johnson, quand certains de ses soutiens dressent le parallèle avec Donald Trump. L’historien Gérard Noiriel, lui, l’a comparé, dans un livre, Le venin dans la plume, au journaliste antisémite et nationaliste Édouard Drumont. Gérard Noiriel, historien et directeur d’études à l’EHESS, interviewé par Frédéric Says, replace le discours de Zemmour dans son contexte pour comprendre d’où il vient et ce qu’il peut avoir comme effets.