Dans son nouveau livre, l’historien des idées Jan-Werner Müller défend un « libéralisme d’en bas » s’appuyant sur l’État pour protéger les plus fragiles. Avec La peur ou la liberté, quelle politique face au populisme ? (Premier Parrallèle, 2020), il s’interroge sur les impasses d’un libéralisme uniformisé, dénaturé, oublieux de son sens originel : garantir les libertés individuelles.

Le pari du président du MR n’est plus dans un modèle rassembleur et diversifié, il a choisi de cliver, de polariser la politique francophone sur le modèle français pour aller chercher de nouveaux électeurs. Personne n’est capable de dire si c’est un pari gagnant ou pas. Mais ce qu’on sait c’est que cette évolution du parti libéral se fera désormais sans Jean-Luc Crucke.

 » La social-démocratie ne s’est jamais remise de sa conversion au libéralisme. Elle est à présent soit très affaiblie ou en voie de disparition soit, après avoir renoncé à sa doctrine, elle se maintient comme une formation politique devenue étrangère à elle-même. À moins de se réinventer, elle se fond dans les autres formations et disparaît en tant qu’alternative politique »

Hervé Hasquin, historien et académicien, rappelle que « l’Etat ne se prononce pas ‘sur la manière de s’habiller et de pratiquer une religion’ au sein d’une même communauté politique ». Que faut-il entendre exactement par neutralité religieuse ? Pour rappel, l’actuel article 9 de la Convention européenne des Droits de l’Homme stipule sans ambiguïté le droit de manifester sa religion. Penchons-nous sur l’exemple français, tant vanté par les milieux laïcs belges.