Le 19 octobre 2015, 17 grévistes et manifestants avaient été arrêtés à hauteur du Pont de Cheratte (alors en travaux), puis condamnés pour « entrave méchante à la circulation »
La cour d’appel de Liège a confirmé hier leur condamnation. Comme l’avait souligné Bertrand Henne, c’est peut-être un tournant dans l’exercice du droit de grève en Belgique.

Le Tribunal constitutionnel polonais a décidé jeudi 7 octobre que certains articles des Traités européens sont incompatibles avec la Constitution nationale et sapent la souveraineté du pays. C’est une décision historique qui pourrait menacer le financement du pays par l’Union européenne, mais surtout son appartenance à l’UE. En Pologne, le tribunal constitutionnel, la plus haute juridiction du pays, s’est prononcé contre la suprématie absolue du droit communautaire européen, jeudi 7 octobre. Retour en actes sur une décision qui fait planer l’ombre d’un « Polexit », à l’image du Brexit britannique.

La condamnation, jeudi, de l’ancien maire de Riace en Calabre (sud de l’Italie), Domenico Lucano, à plus de 13 ans de prison pour incitation à l’immigration clandestine a provoqué une onde de choc en Italie. L’ancien édile est une figure emblématique de l’accueil et de l’intégration des migrants en Italie. Une politique qui lui avait valu d’être nommé troisième « meilleur maire au monde » en 2010, et parmi les 100 personnalités les plus influentes au monde dans le classement du magazine Fortune.

Avocats.be et l’OVB s’inquiètent de la multiplication des amendes à perception immédiate pour sanctionner des délits, qui ne sont dès lors plus du ressort de la justice. Au détriment du justiciable. Et le ministre de la Justice nous annonce que cette règle pourra s’étendre à d’autres délits « mineurs » comme les vols à l’étalage, les vols simples, les petits faits de drogue, etc. L’exception va donc devenir la règle pour bien des délits.

La question si l’on est pour ou contre l’indépendance catalane, ne se pose même pas. La seule question qui se pose aujourd’hui, c’est comment il est possible qu’un eurodéputé, démocratiquement élu et n’ayant commis aucun crime, soit chassé à travers l’Europe. Carles Puigdemont n’a rien volé, il n’a pas incité à la violence, il n’a commis aucun acte de sabotage, mais il est frappé d’un mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne qui elle, veut statuer un exemple en incarcérant les leaders du mouvement Carles Puigdemont n’est pas le seul prisonnier politique en Europe. Il ne faut pas oublier Julian Assange qui est prisonnier politique en Grande Bretagne.indépendantiste catalan.

Le procès des attaques terroristes doit s’ouvrir mercredi 8 septembre. Ce temps de justice est la réponse des démocraties à la violence terroriste. Neuf mois d’audience prévus devant la cour d’assises spéciale de Paris, une salle construite à l’intérieur du Palais de justice, sur l’île de la Cité, un procès filmé pour l’histoire, des mesures de sécurité exceptionnelles vont fournir le cadre d’un événement judiciaire à la mesure du choc infligé à la nation par cette nuit de barbarie.

Les inondations, les incendies de forêt, les températures records et les zoonoses n’ont échappé à personne. À ce titre, il est impossible d’ignorer la crise climatique et écologique et l’humanité se résigne peut-être à accepter que les graves dégâts que notre environnement naturel endure ne sont pas seulement une simple question de principes. Tout cela équivaut peut-être à un crime international.

Sans s’avancer sur le contenu précis d’une proposition susceptible de satisfaire une majorité des défenseurs tant de la neutralité que de la diversité de la fonction publique, il semble possible de travailler sur différents axes pour élaborer une proposition pacificatrice qui admette que ni l’interdiction généralisée ni l’autorisation globale de tous les signes convictionnels n’est aujourd’hui réaliste.

Rappelons, pour poser les enjeux, que la Belgique se définit comme un État neutre : il reconnaît et finance plusieurs religions et aussi une philosophie non-confessionnelle comme le courant laïque. Ou bientôt le bouddhisme : c’est dans l’accord de gouvernement De Croo, le bouddhisme sera reconnu sous cette législature. Le débat s’est enflammé depuis plusieurs semaines, surtout à Bruxelles, à cause d’une décision de justice.