C’est l’une des dernières cartes des Etats-Unis pour obtenir Julian Assange: la justice britannique examine à partir de mercredi l’appel américain contre son refus d’extrader le fondateur de Wikileaks, poursuivi pour une fuite massive de documents. Plusieurs organisations de défense des droits humains et de la liberté de la presse – dont Amnesty International, Human Rights Watch et Reporters sans frontières -, « profondément inquiètes », ont demandé mi-octobre dans une lettre ouverte au procureur général américain d’abandonner ses poursuites..

La question si l’on est pour ou contre l’indépendance catalane, ne se pose même pas. La seule question qui se pose aujourd’hui, c’est comment il est possible qu’un eurodéputé, démocratiquement élu et n’ayant commis aucun crime, soit chassé à travers l’Europe. Carles Puigdemont n’a rien volé, il n’a pas incité à la violence, il n’a commis aucun acte de sabotage, mais il est frappé d’un mandat d’arrêt européen émis par l’Espagne qui elle, veut statuer un exemple en incarcérant les leaders du mouvement Carles Puigdemont n’est pas le seul prisonnier politique en Europe. Il ne faut pas oublier Julian Assange qui est prisonnier politique en Grande Bretagne.indépendantiste catalan.

Depuis environ 10 ans, la Grande Bretagne détient un prisonnier politique de marque – Julian Assange, lanceur d’alerte hautement distingué par une série de prix internationaux, arrêté sous des allégations suédoises qui se sont avérées fausses, enlevé de force de l’ambassade de l’Equateur à Londres, incarcéré dans une prison de haute sécurité près de Londres, objet d’un procès aussi politique que les récents procès russes contre des opposants comme Alexeï Navalny. Concernant l’opposant biélorusse, les institutions européennes ont décidé d’appliquer des sanctions, en demandant la libération immédiate du journaliste-bloggeur. Peut-on maintenant s’attendre à ce que Bruxelles décide des mêmes sanctions contre la Grande Bretagne ?