Le gouvernement démocrate américain a formellement demandé, lundi 18 octobre, à la plus haute instance judiciaire des États-Unis de bloquer un texte restrictif sur l’avortement au Texas. Ses chances de voir la Cour suprême à majorité conservatrice lui donner raison sont très incertaines, estime la presse américaine.

C’est désormais une tradition de fin d’année aux États-Unis : le rituel de crise auto-infligée par la polarisation politique américaine. Menace de fermeture du gouvernement faute de budget, menace de défaut sur la dette faute de relèvement du plafond, règlement provisoire occupant un temps précieux au Congrès ne faisant que repousser la crise, l’ensemble portant atteinte de manière récurrente à la gouvernabilité et la compétence des États-Unis.

L’échéance proche des élections de mi-mandat explique le volontarisme du président des États-Unis. Au pouvoir depuis huit mois, Joe Biden s’active pour mettre en œuvre son programme économique Build Back Better et respecter ses engagements de campagne. La courte fenêtre d’opportunité dont il dispose explique en partie son volontarisme. Dans un peu plus d’un an se tiendront les élections de mi-mandat qui pourraient faire basculer le Congrès aux mains de l’opposition républicaine.

Les difficultés s’accumulent sur plusieurs fronts: la campagne de vaccination ralentit, les négociations avec le Congrès s’enlisent et les dossiers internationaux s’accumulent. La Chine reste le défi central de la politique étrangère de l’administration Biden: «C’est le plus important test géopolitique de ce siècle», selon le secrétaire d’État Antony Blinken. Pour parvenir à contenir la montée en puissance de l’empire du Milieu, le président démocrate compte sur ses partenaires européens.

Le clan Koch finance désormais conséquemment le paysage politique et métapolitique états-unien, par le biais de ses multiples œuvres philanthropiques (889 millions de dollars pour la campagne de 2016 de Donald Trump), afin d’imposer leur idéologie. C’’est donc peu dire que le président Biden est en droit de s’inquiéter de l’avenir de ses futures politiques sociales – si elles sont menées à leur terme…

L’annonce est historique, et pourrait constituer un moment pivot dans la lutte de l’humanité contre le SARS-CoV-2. L’administration Biden-Harris a annoncé sa volonté de soutenir, devant l’Organisation mondiale du commerce, les nations comme l’Inde ou l’Afrique du Sud réclamant la levée temporaire des brevets sur les vaccins contre le Covid-19.