Charles Enderlin, qui y fut correspondant de France 2 pendant près de trente ans, publie un ouvrage à tonalité autobiographique qui éclaire l’actualité. La spirale de violences, de larmes et de sang, de pierres, de roquettes et de balles qui a explosé à Jérusalem-Est puis en Israël et à Gaza rappelle à ceux qui voulaient l’ignorer que la guerre y est toujours tapie. Les accords d’Abraham, ces deux traités de paix signés en août 2020 entre Israël et les Émirats arabes unis d’une part, et entre Israël et Bahreïn d’autre part, n’ont rien résolu du tout.

La soudaine irruption de violence à l’extérieur et à l’intérieur des frontières israéliennes a pris par surprise une nation qui se berçait d’illusions. Au cours des douze années du mandat de Premier ministre de Benyamin Nétanyahou, le problème palestinien a été enterré et oublié. Les récents accords d’Abraham, établissant des relations diplomatiques avec quatre États arabes, semblaient avoir affaibli un peu plus la cause palestinienne. Elle resurgit avec d’autant plus de force.

Les violences à Jérusalem-Est viennent rappeler que les tentatives de normaliser l’occupation et la colonisation israéliennes sont vaines. Seule une solution politique juste et fondée sur le droit international permettra d’ouvrir une perspective de paix …La ville symbolise à elle-seule le caractère complexe et multidimensionnel du conflit israélo-palestinien : religieux, certes, mais surtout idéologique/nationaliste et territorial. Ces trois aspects sont intimement liés.