Avec la quasi-disparition de la gauche israélienne et la victoire d’une extrême droite ultra-nationaliste, c’est toute une idée de l’État hébreu qui est désormais menacée. l’État hébreu risque fort d’officialiser une politique ségrégationniste qui se manifeste déjà dans les faits au quotidien. Les sujets centraux que sont la coexistence avec la minorité arabe israélienne et l’État palestinien seront désormais traités sous le seul prisme d’une préférence nationale qui s’assume comme telle

La mort brutale d’une journaliste que tous les Palestiniens connaissaient risque d’enflammer une situation très tendue. Affrontements sur l’esplanade des mosquées à Jérusalem, évictions de Palestiniens de leurs maisons, assassinats d’Israéliens dans plusieurs villes ces dernières semaines… Tel est le lot quotidien d’une région sans paix, sans perspective de paix.

Le gouvernement israélien a approuvé, dimanche 26 décembre, un plan visant à doubler le nombre de colons dans le Golan occupé, une zone stratégique prise à la Syrie en 1967 et annexée il y a quarante ans. Le premier ministre israélien, Naftali Bennett, a annoncé dans un communiqué : « Le gouvernement a voté en faveur d’un plan inédit d’investissement dans le Golan afin d’y doubler la population israélienne. »