Benyamin Netanyahou ne sera bientôt plus Premier ministre d’Israël. Après 12 années au pouvoir, quel pays laissera-t-il derrière lui ? Netanyahou n’a pas toujours été cet incorrigible jusqu’au-boutiste que ses opposants (notamment en dehors d’Israël) voient en lui. Mais, la conservation du pouvoir a toujours revêtu une importance première pour Netanyahou, qui a par conséquent eu tendance à se concentrer davantage sur la séduction de sa base électorale que sur l’intérêt national.

En Israël, la fin du règne de Benjamin Netanyahu n’a jamais paru si proche. Mais rien n’est fait. Malgré le ralliement de poids du héraut de la droite radicale Naftali Bennett, Yaïr Lapid, centriste à la tête de l’opposition israélienne, a encore quatre députés à rallier pour former une coalition capable de tourner la page de l’ère Netanyahu. Son mandat, reçu début mai du président Reuven Rivlin après l’échec de Netanyahu à former une coalition, court jusqu’à ce soiri, 23H59 (22H59 heure belge).

En tant que juif, je suis profondément troublé par l’extrême violence anti-Arabes dont fait preuve Israël, une violence qui s’inscrit à l’encontre des valeurs juives fondamentales. En tant qu’Américain, je suis extrêmement troublé par le soutien systématique que le gouvernement des États-Unis apporte à Israël. Fort heureusement, je ne suis pas le seul dans ce cas. De plus en plus de membres démocrates du Congrès, juifs comme non juifs, appellent les États-Unis à cesser de cautionner le non-respect des lois dont fait preuve Israël

Une nouvelle approche du règlement du conflit, fondée sur des droits égaux pour les deux peuples, s’impose si l’on veut éviter une cinquième guerre à Gaza. Sur le conflit israélo-palestinien, les diplomates occidentaux peuvent continuer à s’enfouir la tête dans le sable. Ou bien ils peuvent adapter leur pratique à la vérité du terrain. C’est à ce prix seulement que l’on évitera une cinquième guerre à Gaza.

Vous les familles israéliennes et palestiniennes qui ont perdu des fils et des filles et qui vous battez ensemble pour une solution pacifique. Vous qui maintenez vivante la lumière des accords d’Oslo envers et contre tout. Vous êtes pour nous le modèle du courage. Nous souhaitons votre victoire, celle des Israéliens et des Palestiniens qui, même aujourd’hui, construisent la paix entre deux peuples qui la méritent comme tous les autres peuples. Par la parole et le dialogue qui sont, non les armes, mais les outils des démocraties. Vous êtes notre espoir.

« L’histoire de ces dix dernières années, marquée par une offensive anti-libérale sans précédent de la droite nationaliste et religieuse, montre qu’à plusieurs reprises elle s’est trouvée au bord du gouffre. Pour la première fois dans l’histoire d’Israël, le système des « checks and balances » a été ouvertement contesté, mais les Israéliens ne descendent pas massivement dans la rue pour défendre la démocratie. ». Samy Cohen vient de publier « Israël une démocratie fragile.

Charles Enderlin, qui y fut correspondant de France 2 pendant près de trente ans, publie un ouvrage à tonalité autobiographique qui éclaire l’actualité. La spirale de violences, de larmes et de sang, de pierres, de roquettes et de balles qui a explosé à Jérusalem-Est puis en Israël et à Gaza rappelle à ceux qui voulaient l’ignorer que la guerre y est toujours tapie. Les accords d’Abraham, ces deux traités de paix signés en août 2020 entre Israël et les Émirats arabes unis d’une part, et entre Israël et Bahreïn d’autre part, n’ont rien résolu du tout.

La soudaine irruption de violence à l’extérieur et à l’intérieur des frontières israéliennes a pris par surprise une nation qui se berçait d’illusions. Au cours des douze années du mandat de Premier ministre de Benyamin Nétanyahou, le problème palestinien a été enterré et oublié. Les récents accords d’Abraham, établissant des relations diplomatiques avec quatre États arabes, semblaient avoir affaibli un peu plus la cause palestinienne. Elle resurgit avec d’autant plus de force.

Les violences à Jérusalem-Est viennent rappeler que les tentatives de normaliser l’occupation et la colonisation israéliennes sont vaines. Seule une solution politique juste et fondée sur le droit international permettra d’ouvrir une perspective de paix …La ville symbolise à elle-seule le caractère complexe et multidimensionnel du conflit israélo-palestinien : religieux, certes, mais surtout idéologique/nationaliste et territorial. Ces trois aspects sont intimement liés.