Les Européens se sont mis d’accord pour mettre en œuvre un mécanisme d’ajustement carbone aux frontières. En décidant de renchérir le coût de certaines importations, Bruxelles veut corriger une concurrence déloyale et encourager le reste du monde à accroître ses objectifs climatiques. Mais elle doit aller plus loin et se doter d’une véritable politique industrielle commune

le mécanisme d’ajustement carbone aux frontières de l’Union européenne est une étape incontournable pour concrétiser le Green Deal et atteindre les objectifs climatiques. La proposition de la Commission européenne comporte toutefois plusieurs mesures contre-productives qu’il est impératif de corriger, afin de faire de l’ajustement carbone un véritable instrument de coopération climatique.

Cela fait désormais cinq mois que les frontières entre le Royaume-Uni et l’Union européenne sont rétablies. Et dans un contexte marqué par la pandémie, cela ne s’est pas fait sans heurts. Côté britannique, la crise sanitaire a accentué l’impréparation aux frontières. Et côté européen, l’avance prise par le Royaume-Uni en matière de vaccination a hérissé Bruxelles, qui, en limitant les exportations vers l’outre-Manche de doses de vaccin fabriquées dans l’Union, a enfreint le traité de coopération signé fin décembre.