Ce devait être l’arme fatale de la Russie pour faire plier l’Occident: plonger ses habitants dans un hiver infernal, froid et noir. C’est finalement un bide presque complet. Comme l’expliquent divers articles de Bloomberg, le président russe Vladimir Poutine a, pour l’instant du moins, échoué dans sa tentative de militarisation du gaz et du pétrole, les deux mamelles de sa nation, dans le cadre de la guerre en Ukraine.

Le Président russe a annulé sans explication sa conférence de presse annuelle, rituel de son pouvoir ; le signe d’une stratégie de communication défaillante, à l’image de la performance de son armée en Ukraine. Une explication simple est évidemment que rien ne se passe comme prévu en Ukraine. L’armée russe a reculé autour de Kiev, a subi la contre-offensive de l’Est, et a perdu Kherson, à peine proclamée territoire russe pour l’éternité.

Il était présent sur de nombreux théâtres de guerre, à commencer par l’Afghanistan, la Tchétchénie, le Tadjikistan, la Syrie et maintenant l’Ukraine. Sa nomination a été saluée par les plus vifs critiques de l’armée. “Notre armée en Ukraine est désormais entre de bonnes mains”, a aussitôt réagi le leader tchétchène Ramzan Kadyrov

« Ce retour des blocs était en gestation depuis déjà quelque temps, conséquence de la politique toujours plus agressive de dirigeants autoritaires décidés à remettre en cause l’actuel statu quo comme Poutine à Moscou ou Xi Jinping à Pékin. Mais si la première guerre froide opposait les Etats-Unis à une URSS forte et une Chine faible, Joe Biden doit faire face à la fois à une Chine très forte et une Russie très agressive », note Michel Duclos, de l’Institut Montaigne.