« Ce retour des blocs était en gestation depuis déjà quelque temps, conséquence de la politique toujours plus agressive de dirigeants autoritaires décidés à remettre en cause l’actuel statu quo comme Poutine à Moscou ou Xi Jinping à Pékin. Mais si la première guerre froide opposait les Etats-Unis à une URSS forte et une Chine faible, Joe Biden doit faire face à la fois à une Chine très forte et une Russie très agressive », note Michel Duclos, de l’Institut Montaigne.

Pour la Russie, le «tsunami de cash» généré par le gaz et le pétrole a été, durant les premiers mois de la guerre, une bénédiction. Alors que le pays était frappé de sanctions de plus en plus sévères, cette manne du gaz et du pétrole permettait de faire rentrer des milliards de dollars dans les caisses russes, un argent indispensable pour financer la coûteuse guerre menée chez le voisin.