Depuis quelques jours, les médias multiplient les titres chocs pour souligner les tensions qui minent la Vivaldi dans une série de dossiers : pensions, sortie du nucléaire, politique de l’emploi… Certains commentateurs s’inquiètent : le gouvernement fédéral tombera-t-il avant les élections de 2024 ? La plupart déplorent ces chamailleries, qui retardent la prise de décision et minent la confiance des citoyens envers le monde politique. Pourtant, nous devrions nous réjouir de ces controverses et dire « Encore » plutôt que « Stop », si l’on songe à une célèbre émission radiophonique.

La commission a lancé aujourd’hui, et pour la première fois de son histoire, une procédure contre un Etat pour infraction grave au règlement général de protection des données (RGPD). Et c’est la Belgique qui est visée. C’est le site d’information Politico qui l’ a annoncé. En cause une double plainte anonyme contre l’APD, l’autorité de protection des données. Une autre contre le CSI un organisme chargé de gérer les données de santé.

Peut-on être en même temps en opposition et d’accord avec une décision ? Oui c’est possible. Ça s’est passé hier au parlement fédéral à propos de la nomination de Ishane Haouach, femme musulmane et voilée comme commissaire du gouvernement à l’institut pour l’égalité des femmes et des hommes. Le Premier ministre Alexander de Croo, a dû s’exprimer deux fois devant le parlement. Le Premier ministre dit vrai d’un point de vue décisionnel. Si le MR voulait bloquer la nomination décidée par la secrétaire d’Etat Sarah Schlitz Ecolo, il devait mettre le point à l’agenda du conseil des ministres, et demander son annulation ou une nouvelle décision. Il ne l’a pas fait

Nouveau report pour la loi pandémie, le projet de loi doit donner une assise juridique plus solide aux mesures de restriction prises dans le cadre de la crise sanitaire. Le gouvernement voulait voter le texte cette semaine en urgence pour répondre au jugement du tribunal de Bruxelles qui a jugé illégales les mesures actuelles. Il faudra donc attendre. Une petite victoire pour l’opposition qui pose la question fondamentale, celle du rôle du parlement.