Sur Internet, il est devenu quasi impossible de ne pas être espionné ou suivi par les géants du secteur, Google en tête. En effet, vos goûts, vos intérêts, ce que vous lisez, achetez ou même où vous vous trouvez géographiquement intéressent grandement les sociétés spécialisées dans la publicité.Des sociétés, dont Google et Microsoft, vendent vos données personnelles récoltées sur le Net des centaines de fois par jour aux annonceurs.

« Bien mieux que d’essayer de transformer les monopoles massifs et peu fiables en « bons monopoles », il faut mettre fin aux monopoles et créer un monde en ligne fédéré où les utilisateurs peuvent choisir les normes d’expression qui leur conviennent et se connecter aux utilisateurs d’autres services », explique Doctorow. Plutôt que pousser les entreprises monopolistiques au filtrage et à la surveillance des contenus des utilisateurs, il serait plus efficace de les pousser à l’interopérabilité et à la portabilité.

Des centaines d’employés d’Amazon et de Google ont signé une lettre ouverte appelant à mettre fin au projet Nimbus et dénonçant “une tendance inquiétante à la militarisation” de leurs activités. Avec la technologie que nos entreprises se sont engagées à produire par contrat, la politique de discrimination systématique et de déplacement forcé mise en œuvre par l’armée et le gouvernement israéliens à l’encontre des Palestiniens sera encore plus cruelle et meurtrière”, jugent ces employés.

Nous sommes en 2021. Et en 2021 des « algorithmes » nourris « d’intelligence artificielle » continuent de confondre des hommes et des femmes noires avec des … primates. L’affaire est celle de Facebook qui, sous la vidéo présentant la capture d’écran d’un homme noir et titrée « Un homme blanc appelle les flics pour des hommes noirs sur la marina », propose : « Voulez-vous continuer de regarder des vidéos de primates ? »

La dépendance croissante du secteur des médias à l’égard des recettes tirées de la publicité numérique a eu pour effet de remettre le destin et l’orientation du journalisme aux mains des deux principales entreprises qui dominent ce marché, Google et Facebook. En effet, ces géants de la technologie tirent profit du travail des journalistes en s’appropriant la plus grosse part des recettes, au détriment notamment des petites et moyennes entreprises de presse.