Qu’on le veuille ou non le plan de mobilité est bien le fruit d’une décision démocratique. Un plan lancé il y a deux législatures, porté par deux gouvernements successifs, implémenté par des conseils communaux et des échevins qui ont bien la légitimité pour le faire. Vouloir physiquement s’y opposer, démonter le travail des agents communaux, affronter les policiers venu maintenir l’ordre c’est jouer la loi de la rue contre le processus démocratique.

« Le fait que les présidents de partis se voient sur des plateaux de télévision pour s’engueuler, c’est un problème. » La petite phrase est signée Alexander De Croo, Premier ministre du gouvernement fédéral. Elle est directement adressée aux présidents de partis francophones. Alors que le pugilat atteint des niveaux rarement atteints côté francophone, la petite phrase du premier sonnait donc comme un appel.

Il y a des moments où ce qui se passe à Bruxelles trouve un écho dans un mouvement lancé à l’autre bout du monde. Le retour forcé d’une jeune Iranienne qui pensait trouver refuge à Bruxelles est une illustration de ce télescopage. Aïcha a été expulsée parce que la rigueur administrative est souriceaux soubresauts du monde

l n’y a donc pas eu d’amélioration au Petit-Château. Pire, le personnel a décidé de partir en grève ce mardi pour dénoncer la situation chaotique qui y règne depuis le début de l’été.

Le “Petit-Château”, c’est ce centre où doit s’enregistrer chaque demandeur d’asile. La première étape d’une procédure qui va durer des mois. Au final, le demandeur sera soit débouté et prié de quitter le territoire, soit considéré comme réfugié ayant le droit de séjourner en Belgique. Ce point de passage est donc obligatoire.