Lorsque, le 11 septembre 2001, deux avions de ligne ont percuté les tours jumelles du World Trade Center, les Etats-Unis étaient au zénith de leur moment unipolaire. Auréolée de sa victoire de la guerre froide, de sa prospérité économique et de sa suprématie technologique après avoir lancé la révolution numérique, la puissance américaine paraissait solidement installée au faîte du monde. Les attaques quasi simultanées menées ce matin-là par les terroristes d’Al-Qaida à New York et contre le Pentagone à Washington ont changé les Etats-Unis. La façon dont ils ont réagi a changé le monde.

Une nouvelle loi texane, entrée en vigueur mercredi 1er septembre aux Etats-Unis, permet à des citoyens de dénoncer, contre une récompense, ceux qui aident les femmes à avorter En cas de condamnation, le citoyen qui a dénoncé, devenu plaignant, percevra au moins 10 000 dollars de « dédommagement » (environ 8 500 euros).

Si la proposition n’est pas nouvelle, sa mise en œuvre la différencie des précédentes campagnes des élus anti-avortement sur un point : l’Etat du Texas n’est pas autorisé à engager de poursuites. Une procédure peut uniquement être ouverte au civil, à l’initiative de citoyens. Cette disposition sert de rempart aux recours juridiques. L’arrêt Roe v. Wade ne mentionne, en effet, que les règles dont l’application est du ressort des Etats Cependant, quelle réaction adopter lorsque aucune autorité n’est désignée pour faire respecter la loi ? En lieu et place du bureau du procureur, tout citoyen peut décider de porter plainte.

Le Texas devient l’un des Etats les plus restrictifs en matière d’avortement à cause de cette loi, laissée en vigueur par la Cour Suprême. Avant le Texas, douze Etats ont légiféré pour interdire les avortements dès que les battements de cœur de l’embryon sont perceptibles. Ces lois ont toutes été invalidées en justice, parce qu’elles violent la jurisprudence de la Cour suprême qui a reconnu un droit à avorter tant que le fœtus n’est pas viable, soit vers 22 semaines de grossesse.

La principale explication de l’échec américain en Afghanistan est le choix d’une stratégie, entamée par le président Bush, mais ensuite poursuivie par le président Obama, basée quasiment exclusivement sur l’usage de la force. Le soutien au développement a été très peu important au regard des sommes colossales affectées aux opérations militaires.

À toutes les tristes vérités dévoilées aujourd’hui sur l’Afghanistan, jusque dans les grands médias, j’aimerais en ajouter une encore : la guerre, dès le début, fut affaire de politique, non pas en Afghanistan, mais bien aux États-Unis. L’Afghanistan ne fut jamais qu’une question secondaire. Selon le rapport de la commission d’enquête, les attentats terroristes du 11 septembre 2001 furent mis au point sur le territoire américain par des gens qui s’étaient préparés en Floride. Pour la plupart, ces individus étaient saoudiens. Le chef d’Al-Qaida, Oussama Ben Laden, s’était replié en Afghanistan après avoir quitté le Soudan ; il s’établit bientôt au Pakistan et y demeura le restant de ses jours. Les dirigeants talibans de l’Afghanistan ne furent pas accusés d’avoir participé aux attentats du 11-Septembre.

Pour l’organisation Etat islamique (OEI), désignée sous son acronyme arabe de Daech, l’attaque de Kaboul représente l’opération la plus meurtrière jamais menée contre l’armée américaine, pourtant désignée comme l’ennemi « croisé » à abattre par Abou Bakr al-Baghdadi, le fondateur et pseudo-calife du groupe. Cette macabre « victoire » ne peut que conforter la position de Said al-Mawla, alias Abou Omar al-Turkmani, le successeur à la tête de l’OEI de Baghdadi, tué dans un raid américain en Syrie en octobre 2019.