Payton Gendron, l’auteur de la fusillade qui a fait dix morts et trois blessés le 14 mai à Buffalo dans l’État de New York, fait partie d’un écosystème d’extrême droite aux racines profondes. Cette idée de “grand remplacement” ne se cantonne pas aux bas-fonds complotistes d’Internet. Elle est relayée sur les grandes chaînes du câble, notamment par le présentateur Tucker Carlson qui régurgite régulièrement l’argumentaire de l’extrême droite dans ses émissions [sur Fox News].

Une fusillade dans un supermarché de Buffalo, aux États-Unis, a fait plusieurs morts, samedi 15 mai. Le tueur s’est revendiqué du « suprémacisme blanc » sur les réseaux sociaux avant de passer à l’acte. Ce n’est pas la première fois que ce type de scénario se produit dans le pays. Mais qu’est-ce, concrètement, que le « suprémacisme blanc » ?

Contrairement aux autres démocraties occidentales, les Etats-Unis n’ont jamais vu disparaître l’opposition à l’avortement après sa légalisation. Le sujet est devenu un « marqueur politique structurant » dans le pays. Explications de l’historien Simon Grivet.

Avec les arguments rédigés par Alito et les autres juges conservateurs, les vannes seront ouvertes pour interdire la pilule abortive, faire de l’avortement comme un meurtre ou empêcher les femmes de partir dans un autre État pour avorter, ce qui ne serait ni plus, ni moins qu’une atteinte à la liberté de se déplacer. Et au-delà : la remise en cause du fondement juridique constitué par le droit à la vie privée pourrait rapidement criminaliser la contraception, sans parler des mariages mixtes et des mariages entre personne de même sexe 

la Cour suprême américaine s’apprêterait à annuler l’arrêt historique de Roe v Wade, qui reconnait depuis près d’un demi-siècle le droit à l’avortement. D’autres pays, dont le Brésil et la Pologne, ont également restreint l’accès à l’IVG ces dernières années. Le quotidien The Guardian évoque une « nouvelle ère » globale.