A 7.3% en mars 2022, le taux d’inflation allemand enregistre son plus haut niveau depuis 1981 ! La situation étant similaire au sein de la totalité du monde occidental – voire du monde tout court – la légitime question du contrôle des prix est désormais posée avec acuité. Il est impératif de réduire par tous les moyens cette pression exercée sur les ménages, sur les entreprises et sur l’économie en général, dans un contexte où les actions et les remèdes proposés par nos banques centrales sont inopérants car utilisés de manière velléitaires, quand ils ne sont carrément pas devenus dépassés.

Sans nucléaire, la société écologique d’Ecolo risque de coûter un prix trop élevé et s’avérer insoutenable pour de nombreuses entreprises et citoyens. Mais, au même moment il devient clair aussi que la société productiviste du MR ne peut plus espérer s’approvisionner naïvement en matière première comme avant dans un monde devenu instable et marqué par la rareté des ressources. Il y a donc un momentum, historique, pour les partis qui représentent ces courants au sein de la Vivaldi pour atterrir et offrir au citoyen belge une perspective d’avenir. Oui, comme disait Lenine il y a des semaines, ou des décennies se produisent.

L’agence de contrôle nucléaire a pointé toute une série de conditions pour pouvoir prolonger les centrales. On devrait en rajouter une : la Belgique est-elle un Etat suffisamment fort pour relancer une filière nucléaire ? . L’Etat Belge largement affaibli, marqué par une instabilité chronique, dans un marché libéralisé où la question de l’indépendance énergétique passe au second plan est-il en mesure de faire le choix nucléaire ?

Avez-vous déjà entendu parler du traité sur la charte de l’énergie (TCE)? Il est probable que non, il est certain que vous devriez. Signé en 1994, impliquant des dizaines de pays, destiné à coordonner les politiques nationales en matière énergétique et à poser un cadre juridique global pour les investisseurs, il pourrait comme l’explique CNBC faire dérailler à lui seul les efforts internationaux en faveur du climat

Ces derniers jours, le manque d’essence et de biens de consommation a semé un vent de panique en Angleterre. Des événements qui ne sont pas sans rappeler la période 1978-1979. Récemment, les images de clients de stations-service qui en viennent aux mains devant des pompes à essence prises d’assaut ont fait le tour du monde, invitant à la comparaison de nombreux observateurs avec l’Hiver du mécontentement, dont l’empreinte dans la mémoire collective britannique semble toujours d’actualité.

Au-delà des aides directes aux personnes les plus démunies, le fait de miser à fond sur l’isolation des logements et des bâtiments est la mesure la plus habile que peuvent prendre les pouvoirs publics actuellement. Elle présente en effet un quadruple avantage, puisqu’elle s’inscrit dans la lutte contre le changement climatique, permet de réduire les factures d’énergie, améliore les conditions des personnes vivant dans des logements mal isolés et constitue un investissement judicieux dans l’économie.

Dans deux semaines s’ouvre une nouvelle Conférence sur le Climat (COP26 à Glasgow) mais la Belgique ne sait toujours pas quelle position elle pourra y défendre. Les différents morceaux de la Belgique ont bien un avis sur la question mais il reste à se mettre d’accord sur un avis commun et là, comme lors des sommets, la Flandre ne partage pas la ligne de la Wallonie ou de Bruxelles ni même celle du fédéral.