Pour la Russie, le «tsunami de cash» généré par le gaz et le pétrole a été, durant les premiers mois de la guerre, une bénédiction. Alors que le pays était frappé de sanctions de plus en plus sévères, cette manne du gaz et du pétrole permettait de faire rentrer des milliards de dollars dans les caisses russes, un argent indispensable pour financer la coûteuse guerre menée chez le voisin.

Pour l’économiste Sergueï Gouriev, un embargo sur les importations d’hydrocarbures russes est la solution la plus rapide pour mettre un terme à la guerre, sans que cela ne règle tous les problèmes. Dans cet entretien, il revient également sur le rôle de la Chine dans le conflit, sur celui des oligarques russes ou encore sur le pouvoir par la peur exercé par Poutine.

Sous pression du Congrès américain, le président Joe Biden annonce un embargo sur le pétrole russe, son quatrième fournisseur, en représailles à l’invasion de Moscou en Ukraine. Bien plus dépendante de l’or noir de Moscou que l’Oncle Sam, l’Union européenne ne devrait pas suivre la décision des Etats-Unis. Quelques minutes après l’annonce par la presse américaine, les cours du pétrole se sont envolés de plus de 7%, tutoyant les plus hauts historiques.