Viktor Orbán vise un quatrième mandat d’affilée aux élections législatives du 3 avril, et il ne faudrait pas que sa proximité avec le Kremlin se retourne contre lui au dernier moment. Grâce à son tout-puissant empire médiatique, il a donc réussi à tourner la guerre en Ukraine à son avantage, ce qui devrait assurer sa réélectiondimanche prochain, même si la question de sa majorité des deux tiers au parlement reste en suspens.

Comment voter sereinement lorsqu’une guerre majeure se déroule à vos portes ? Comment voter sereinement, surtout, lorsque le parti au pouvoir contrôle les principaux médias et matraque un message clivant qui fait apparaître ses opposants comme partisans de la guerre ? Les élections législatives de dimanche en Hongrie se déroulent à l’ombre de la guerre d’Ukraine, et les sondages donnent le parti du premier ministre favori, malgré sa proximité avec Vladimir Poutine.

Les nouveaux populistes refusent désormais les résultats des urnes. Comme le formule le dramaturge Tom Stoppard dans une maxime lumineuse : « la démocratie est un système où les partis perdent les élections ». À cette aune, le recul est patent. Ainsi de Donald Trump qui parle de « vol » et de « mensonge » à propos de sa présidentielle perdue.

« Les États-Unis se dirigent vers leur plus grande crise politique et constitutionnelle depuis la guerre de Sécession avec, au cours des trois à quatre prochaines années, des perspectives crédibles de violences de masse, de rupture de l’autorité fédérale et de division du pays en enclaves républicaines et démocrates », a récemment déclaré le politologue conservateur Robert Kagan dans un long éditorial publié par le Washington Post et qui, depuis, n’en finit pas d’alimenter le débat.

Le PTB aura bientôt un nouveau président. Peter Mertens, l’actuel patron du PTB, souhaite passer la main. C’est un moment clef pour le parti Marxiste. Il faut rappeler aux francophones, que Raoul Hedebouw n’est pas le président du PTB (il le sera peut-être dans quelques semaines). Depuis 13 ans c’était l’Anversois Peter Mertens qui est à la tête du parti. C’est lui qui incarne le grand bond en avant du PTB, le virage qui a progressivement fait passer le PTB de groupuscule en décomposition à celui de principal parti d’opposition côté francophone.

L’Allemagne a voté et sa chancelière Angela Merkel, qui semblait ne devoir jamais céder sa place, se retire finalement après 16 ans au pouvoir. En fait, c’est la seule certitude que ces élections amènent. Tout le reste demeure ambigu. Contrairement à leurs voisins outre-Rhin, les Allemands ne sont pas des révolutionnaires. Les dernières élections fédérales l’ont prouvé une nouvelle fois. Les partis d’extrême-gauche et d’extrême-droite ont été encore affaiblis.

Les élections au Bundestag du 26 septembre sont marquées par la renaissance de la sociale démocratie et par un affaiblissement historique de la démocratie chrétienne allemande.  En choisissant de se mettre d’accord avant d’entamer les négociations de coalitions, les Verts et les libéraux, deux partis en apparence opposés ont montré leur détermination à engager la modernisation du pays

L’échéance proche des élections de mi-mandat explique le volontarisme du président des États-Unis. Au pouvoir depuis huit mois, Joe Biden s’active pour mettre en œuvre son programme économique Build Back Better et respecter ses engagements de campagne. La courte fenêtre d’opportunité dont il dispose explique en partie son volontarisme. Dans un peu plus d’un an se tiendront les élections de mi-mandat qui pourraient faire basculer le Congrès aux mains de l’opposition républicaine.