Les Kurdes, tant qu’ils combattaient pour nous « Daesh », étaient respectés. Il faut dire que sans les combattants kurdes, le « khalifat » de « Daesh » serait aujourd’hui une réalité. Mais aujourd’hui, nous n’avons plus besoin des Kurdes, donc, personne ne réagit aux attaques aériennes turques sur des régions kurdes en Irak. Mais bombarder des régions situées dans un pays voisin, cela ne s’appelle pas une attaque guerrière ? Comme celle de Poutine sur l’Ukraine ? Pourquoi personne ne s’insurge contre cette nouvelle violation turque du droit international ?

Finalement, il ne faut ni ignorer, ni surinvestir le droit international. En tant que discours dont la légitimité est acceptée par les acteurs de la scène internationale, il peut être mobilisé pour dénoncer les agressions et les crimes. En tant que discours toujours, il ne peut remplacer les choix politiques délicats qui doivent être effectués et assumés, en Ukraine comme ailleurs.

Les violences à Jérusalem-Est viennent rappeler que les tentatives de normaliser l’occupation et la colonisation israéliennes sont vaines. Seule une solution politique juste et fondée sur le droit international permettra d’ouvrir une perspective de paix …La ville symbolise à elle-seule le caractère complexe et multidimensionnel du conflit israélo-palestinien : religieux, certes, mais surtout idéologique/nationaliste et territorial. Ces trois aspects sont intimement liés.