Il n’est pas étonnant, dans ces conditions, que les sondages d’après scrutin montrent une nouvelle chute de popularité de l’ancien président qui n’a recueilli que 37% d’opinions favorables contre 43% pour Biden. Au surplus, comme l’a souligné le New York Times dans son édition du 10 novembre, un certain nombre de candidats rejetant le scrutin de 2020 ont été battus au profit de Démocrates modérés ou mis en difficulté.

Alors que Donald Trump est dans la tourmente suite à la découverte de documents classés « top secret » dans sa résidence floridienne de Mar-A-Lago, un rapport publié par la société Newsguard, qui suit et alerte sur la mésinformation en ligne, met en lumière le soutien de l’ex-président au mouvement complotiste QAnon sur Truth Social, le réseau social dont il a initié la création en janvier 2022.

Charlatan depuis toujours, bidonneur éternel, propagateur de fake news au kilomètre,Trump a inventé un nouveau style de règne : la trumperie. Jonathan Lemire, « White House bureau chief » du site Politico (peu favorable aux Démocrates), a suivi le président depuis ses débuts en politique. Dans « The Big Lie », son premier livre (en librairie depuis le 26 juillet), il raconte, un peu ébahi, les contes et les colères dont il a été témoin, qui l’ont laissé pantois.

Dix-sept mois après l’insurrection du 6 janvier, neuf membres de la Chambre des représentants ont révélé, jeudi, leurs premières conclusions. Elles évoquent le rôle prépondérant joué par l’ancien président américain. L’assaut du Capitole a été « le point d’orgue d’une tentative de coup d’Etat », a affirmé Bennie Thompson, chef de l’enquête parlementaire sur l’assaut du Capitole, en présentant, jeudi 9 juin, ses premières conclusions sur le rôle de Donald Trump dans l’attaque du 6 janvier 2021. La démocratie américaine, qui a tremblé durant l’attaque du Congrès par des partisans de Donald Trump, est toujours « en danger », a alerté l’élu démocrate du Mississippi.

Contrairement aux autres démocraties occidentales, les Etats-Unis n’ont jamais vu disparaître l’opposition à l’avortement après sa légalisation. Le sujet est devenu un « marqueur politique structurant » dans le pays. Explications de l’historien Simon Grivet.

Le nouveau réseau social de Donald Trump, « Truth Social », a entamé dimanche soir sa mise en ligne progressive et devrait être « complètement opérationnel » d’ici fin mars, plus d’un an après l’exclusion de l’ancien président américain des grandes plateformes. »Le temps de la Vérité est venu » a tweeté Donald Trump Junior, le fils de l’ex-président, avec une capture d’écran d’un message de son père sur le réseau: « Soyez prêts! Votre président favori va bientôt vous recevoir »