Dix-sept mois après l’insurrection du 6 janvier, neuf membres de la Chambre des représentants ont révélé, jeudi, leurs premières conclusions. Elles évoquent le rôle prépondérant joué par l’ancien président américain. L’assaut du Capitole a été « le point d’orgue d’une tentative de coup d’Etat », a affirmé Bennie Thompson, chef de l’enquête parlementaire sur l’assaut du Capitole, en présentant, jeudi 9 juin, ses premières conclusions sur le rôle de Donald Trump dans l’attaque du 6 janvier 2021. La démocratie américaine, qui a tremblé durant l’attaque du Congrès par des partisans de Donald Trump, est toujours « en danger », a alerté l’élu démocrate du Mississippi.

Contrairement aux autres démocraties occidentales, les Etats-Unis n’ont jamais vu disparaître l’opposition à l’avortement après sa légalisation. Le sujet est devenu un « marqueur politique structurant » dans le pays. Explications de l’historien Simon Grivet.

Le nouveau réseau social de Donald Trump, « Truth Social », a entamé dimanche soir sa mise en ligne progressive et devrait être « complètement opérationnel » d’ici fin mars, plus d’un an après l’exclusion de l’ancien président américain des grandes plateformes. »Le temps de la Vérité est venu » a tweeté Donald Trump Junior, le fils de l’ex-président, avec une capture d’écran d’un message de son père sur le réseau: « Soyez prêts! Votre président favori va bientôt vous recevoir »

Tout indique donc que, dans les années qui viennent, les États-Unis évolueront vers un État que l’on ne pourra plus qualifier de démocratique, parce qu’un nombre grandissant d’électeurs seront empêchés de voter, et que dans certains États les « grands électeurs » qui devront certifier la victoire du président élu ne refléteront plus les votes exprimés dans leur État.

Un chroniqueur du New York Times observait récemment que la politique américaine pourrait être « au milieu d’un changement radical par rapport aux règles et traditions démocratiques qui ont guidé le pays pendant très longtemps. Pour citer la célèbre observation de Winston Churchill en 1942 (bien que dans un sens diamétralement opposé à son affirmation prudemment optimiste), « Ce n’est pas la fin. Ce n’est même pas le début de la fin. Mais c’est, peut-être, la fin du commencement. »

Et si les États-Unis perdaient leur système démocratique ? La question n’est pas simplement rhétorique ou le scénario d’une série dystopique, mais le sujet d’un débat tout ce qu’il y a de plus sérieux dans la société américaine. Un an après les incidents du Capitole, l’Amérique s’inquiète pour sa démocratie, certains redoutent même une guerre civile. L’élection de Joe Biden n’a pas apaisé une société polarisée.