40% des Belges pensent que le pays serait mieux géré si le pouvoir était aux mains d’un seul leader. C’est l’un des chiffres marquant de notre sondage Bye Bye la démocratie réalisé en collaboration avec La Libre et l’institut Kantar. Cette étude montre que la démocratie représentative fait de moins en moins consensus mais que l’opinion est très divisée quant aux solutions à apporter.

Chaque nouvelle élection disputée aux quatre coins de la planète nous voit imaginer le pire. On tremble pour le Brésil, pour l’Amérique, pour Israël, pour chacun de ces pays qui semblent prêts à se saborder pour mieux nous entraîner dans leur chute. Les résultats connus, on pousse un «ouf» de soulagement, un cri d’indignation, avant de regarder pleins d’angoisse la prochaine échéance.

Qu’on le veuille ou non le plan de mobilité est bien le fruit d’une décision démocratique. Un plan lancé il y a deux législatures, porté par deux gouvernements successifs, implémenté par des conseils communaux et des échevins qui ont bien la légitimité pour le faire. Vouloir physiquement s’y opposer, démonter le travail des agents communaux, affronter les policiers venu maintenir l’ordre c’est jouer la loi de la rue contre le processus démocratique.

Les politologues réfléchissent depuis longtemps à l’état de la démocratie dans les différentes régions du monde. Les spécialistes de la politique comparée, en particulier, se sont intéressés à l’état de la démocratie dans le monde. Il est peut-être, malheureusement, nouveau qu’ils aient jugé nécessaire de réfléchir à l’état de la démocratie américaine. Entretien avec Hakeem Jefferson, professeur adjoint de sciences politiques à l’université de Stanford.

Terrible constat de François Gemenne : la mobilisation pour le climat est un échec. Il a cru, en 2019, que l’irruption de la génération Greta Thunberg pourrait faire basculer l’opinion publique. Illusion. Les politiques coupables d’inaction ne font querefléter fidèlement la hiérarchie des préoccupations de la population. Un mouvement social, une pression de la base ? Il n’y croit plus.

On observe un attachement assez fort dans la plupart des monarchies constitutionnelles du nord de l’Europe. Cet attachement est une surprise. Il y a 40 ou 50 ans, la grande crainte des monarchistes était que l’attachement à la couronne s’érode de génération en génération au fur et à mesure que progressent les idées démocratiques. La monarchie est la preuve que la démocratie a ses raisons que la raison ne peut comprendre.