L’accord sur le marché du travail conclu hier est une étape importante pour le gouvernement De Croo. Il y a deux manières de mesurer la nature d’un compromis à la belge. Soit tout le monde est satisfait parce que tout le monde a gagné, soit tout le monde est fâché parce que tout le monde a perdu.Toute la question maintenant, c’est d’observer la dynamique entre les syndicats et le gouvernement.

La déflagration produite en 2018 par la sortie unilatérale de l’accord des Etats-Unis à l’initiative de Donald Trump ne cesse enfin de produire ses effets. Ce précédent a fait voler en éclats la confiance minimale nécessaire pour parvenir à un nouveau compromis. Les Iraniens ont beau jeu de faire valoir que la parole américaine, désormais, ne vaut guère plus qu’un mandat présidentiel.

L’Allemagne a voté et sa chancelière Angela Merkel, qui semblait ne devoir jamais céder sa place, se retire finalement après 16 ans au pouvoir. En fait, c’est la seule certitude que ces élections amènent. Tout le reste demeure ambigu. Contrairement à leurs voisins outre-Rhin, les Allemands ne sont pas des révolutionnaires. Les dernières élections fédérales l’ont prouvé une nouvelle fois. Les partis d’extrême-gauche et d’extrême-droite ont été encore affaiblis.

Depuis quelques jours, les médias multiplient les titres chocs pour souligner les tensions qui minent la Vivaldi dans une série de dossiers : pensions, sortie du nucléaire, politique de l’emploi… Certains commentateurs s’inquiètent : le gouvernement fédéral tombera-t-il avant les élections de 2024 ? La plupart déplorent ces chamailleries, qui retardent la prise de décision et minent la confiance des citoyens envers le monde politique. Pourtant, nous devrions nous réjouir de ces controverses et dire « Encore » plutôt que « Stop », si l’on songe à une célèbre émission radiophonique.