C’est désormais l’un des enjeux mondiaux principaux de la guerre initiée par la Russie en Ukraine. Cette dernière est l’une des grandes productrices de céréales du monde, surnommée le «grenier de l’Europe» et dont, notamment, les estomacs des habitants d’une partie importante du pourtour méditerranéen dépendent. Moscou, qui se sert sur la bête et n’hésite pas à détruire stocks et infrastructures ukrainiennes ou à voler en masse du matériel agricole, a fait de ces grains une arme géopolitique majeure.

Avant la crise, nous étions déjà sur des prix de céréales et de produits agricoles de base au plus haut depuis la crise de 2007-2008. C’est le résultat de la crise du covid-19. Les tarifs du fret ont augmenté, les engrais aussi, il y a des problèmes climatiques. On était déjà à 300 euros la tonne de blé, et c’est déjà énorme. Il y a deux ans, c’était 150 euros ! Avec la guerre en Ukraine, la tonne s’est négociée entre 400 et 450 euros la tonne, les prix crèvent le plafond. On est sur des records absolus.

L’invasion de l’Ukraine par la Russie perturbera davantage les marchés mondiaux, aura des conséquences négatives sur les approvisionnements mondiaux en céréales à court terme Cela pourrait accélérer l’inflation alors que déjà, les prix des denrées alimentaires sont élevés et avoir de graves conséquences pour les pays importateurs nets de denrées alimentaires à faible revenu,