Alors qu’il veut déjà « passer à autre chose » après avoir remporté le vote de confiance, Boris Johnson oublie peut-être qu’il n’est pas immunisé au poste de Premier ministre. Souhaitant déjà “passer à autre chose”, Boris Johnson oublie peut-être un peu trop vite un précédent qui ne joue clairement pas en sa faveur, après la perte de confiance d’une partie considérable de membres du Parti conservateur, les Tories.

On commence à percevoir les résultats du Brexit, le protocole étant entré en vigueur en 2019. Ils sont assez clairs : le Royaume-Uni a loupé le redémarrage du commerce mondial post-Covid. Et cet effet, sans surprise, se concentre essentiellement sur ses relations avec l’Union européenne. En deux mots, les importations depuis l’Europe en particulier ont chuté d’un quart.

L’étau se resserre autour de Boris Johnson, soupçonné d’avoir enfreint les mesures de confinements prises pour lutter contre l’épidémie de Covid au Royaume-Uni. La police londonienne a annoncé mardi 25 janvier enquêter sur plusieurs fêtes organisées à Downing Street et au sein de la haute administration pendant les confinements, à l’origine d’une grave crise menaçant le premier ministre.

Le #partygate semble sonner le début de la fin pour Boris Johnson, lâché par une partie des Conservateurs. BoJo aurait-il perdu son mojo ? Passe encore les scandales à répétitions, mais quand il s’agit des élections, on ne rit plus. Ce sont les Conservateurs qui ont poussé Thatcher vers la sortie ; ceux-là qui ont forcé Cameron à organiser un référendum sur le Brexit, accélérant sa chute ; et ce sont encore les Conservateurs qui ont jeté Theresa May dehors. Soyons-en certains, si Boris Johnson est contraint de démissionner, ce sera parce que son parti l’aura décidé.

À la suite de la défaite écrasante des Tories lors de l’élection partielle, le 16 décembre, dans le North Shropshire, bastion rural du parti conservateur britannique, le Premier ministre, Boris Johnson, semble être de plus en plus fragilisé après des semaines de scandales, de révélations et de volte-faces incessantes autour des restrictions sanitaires.

Ces derniers jours, le manque d’essence et de biens de consommation a semé un vent de panique en Angleterre. Des événements qui ne sont pas sans rappeler la période 1978-1979. Récemment, les images de clients de stations-service qui en viennent aux mains devant des pompes à essence prises d’assaut ont fait le tour du monde, invitant à la comparaison de nombreux observateurs avec l’Hiver du mécontentement, dont l’empreinte dans la mémoire collective britannique semble toujours d’actualité.